La ministre Schyns dépose plainte après une fuite de l’épreuve de français du CESS

L’épreuve de français du CESS destinée aux élèves de 6e secondaire artistique et technique de qualification en Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi qu’à ceux de 7e année professionnelle, a fait l’objet d’une fuite, annonce lundi la ministre de l’Education, Marie-Martine Schyns, qui va déposer plainte. Ce questionnaire a été diffusé dans la soirée et la nuit de dimanche à lundi via certaines messageries électroniques, selon la ministre qui parle de « faits d’une extrême gravité ».

« L’Administration générale de l’enseignement procède en ce moment à une analyse visant à déterminer l’ampleur de cette diffusion et si elle a pu avoir un impact en termes d’égalité de traitement entre élèves », indique lundi après-midi la ministre Schyns. « En fonction du résultat de cette analyse, l’épreuve sera soit maintenue, soit annulée ».

D’après le cabinet, cette diffusion serait toutefois intervenue « assez tardivement et de manière relativement circonscrite ».

« De plus, il convient de préciser qu’il s’agit d’une épreuve de production de contenu et non de restitution, ce qui limite l’impact de la diffusion », estime encore la ministre.

Celle-ci a néanmoins annoncé lundi son intention de porter plainte pour cette fuite, des faits pénalement répréhensibles tant dans le chef du ou des auteurs de la diffusion prématurée que dans le chef des personnes qui auraient participé à la diffusion.

En juin 2015, une bonne partie des épreuves certificatives externes avaient été annulée en raison de fuites massives des questionnaires sur les réseaux sociaux.

Pour améliorer la confidentialité de celles-ci, le gouvernement de la Fédération avait sensiblement renforcé les conditions de sécurité pour l’organisation des épreuves, notamment pour l’élaboration, l’impression et la diffusion des questionnaires dans toutes les écoles de la Fédération.

Tous les intervenants de cette longue chaîne sont ainsi soumis au secret professionnel, avec de possibles sanctions pénales à la clé en cas de non-respect.

Source: Belga