Médicaments, vins, produits de luxe,… De plus en plus de contrefaçon dans l’UE

Belga / T. Roge

Les activités criminelles liées à la contrefaçon sont menées par «des réseaux de crime organisé de plus en plus professionnalisés» et la fabrication en Europe de produits contrefaits est «une tendance croissante», selon une étude publiée mercredi.

Dans l’Union européenne, les contrefaçons et les produits pirates pourraient représenter jusqu’à 6,8% des importations pour une valeur de 121 milliards d’euros, estime le document. Ce montant est en «nette augmentation ces dernières années», affirment l’organisme de coopération policière Europol et l’agence européenne de protection de la propriété intellectuelle EUIPO.

«Une gamme de plus en plus diversifiée de contrefaçons et de produits pirates est disponible sur le marché de l’UE», constatent les deux organismes.

Diversification des produits pirates

«Outre les habituels articles de luxe, une vaste gamme de produits de consommation courante est désormais dans la ligne de mire des contrefacteurs», selon cette étude, qui cite notamment les produits cosmétiques, les composants électroniques, les pesticides, les produits pharmaceutiques, les produits du tabac, les jouets ou les pièces détachées automobiles.

«Bien que la majorité des contrefaçons soient produites en dehors de l’Europe, en particulier dans certaines régions d’Asie, la fabrication nationale au sein de l’Europe est une tendance croissante», selon un communiqué commun d’Europol et de l’EUIPO

Le rapport relève que dans le cas des médicaments contrefaits, les contrefacteurs «emploient des travailleurs hautement qualifiés et mettent en place leurs propres chaînes de production». En outre, certains groupes organisés de contrefaçon de produits «fabriquent également différents types de drogues de synthèse», selon Europol et l’EUIPO.

Fausses étiquettes et autres techniques

Selon l’étude, il semblerait aussi que la production de vêtements de contrefaçon soit «en hausse dans l’UE». Certains groupes criminels importent aussi des vêtements sans marque pour ensuite leur coudre de fausses étiquettes.

D’autre part, le secteur des vins et spiritueux est particulièrement prisé par la contrefaçon. Une pratique courante est d’apposer de fausses étiquettes de vins haut de gamme sur des bouteilles contenant un produit bon marché.

Un autre mode opératoire consiste à «exploiter des chaînes de production légales un jour par semaine ou par mois pour fabriquer des contrefaçons», explique le rapport.