Une femme se fait amputer le pied après avoir laissé tomber une bouteille de parfum dessus

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Ph. Facebook / @Gill Skippy Haddington

C’est un petit accident aux conséquences bien lourdes ! Deux ans après avoir laissé tomber une bouteille de parfum sur son pied, Gill Haddington a dû se faire amputer…

Gill a expliqué qu’elle se préparait un matin de septembre 2015 lorsqu’elle a accidentellement laissé tomber la bouteille vide de forme carrée d’une commode de sa chambre. La bouteille a atterri sur son pied, lui causant une douleur atroce. « J’ai pleuré de douleur, j’ai levé mon pied pour le regarder et cela me faisait tellement mal que je ne pouvais plus le refaire », explique-t-elle.

La blessure était a priori anodine. Mais la douleur ne s’atténuant pas, Gill s’est alors rendue aux urgences. Au bout de deux ans, elle a supplié les médecins de l’amputer.

Aucune fracture ni blessure

«Au début, je pensais que j’avais dû me casser le pied – j’aurais bien aimé», explique Gill. Les rayons X et les scanners ne révélant aucune fracture ni blessure particulière, la femme de 42 ans a été renvoyée chez elle, à Morecambe dans le Lancashire. Les médecins ont pensé que la douleur était sans doute due à de la fibromyalgie.

Mais quand des ulcères sont apparus et que son pied a doublé de volume, Gill a commencé à s’inquiéter car cela lui faisait penser aux effets secondaires de la coeliaquie, une maladie auto-immune.

«Pendant tout ce temps, j’étais prisonnière chez moi», a déclaré Gill. «J’avais une douleur atroce constante. Je ne pouvais pas du tout marcher». La douleur était telle qu’elle devait dormir sur le canapé, les pieds appuyés sur une boîte. Ses filles devaient même l’aider à se nourrir.

Syndrome douloureux régional

Le syndrome douloureux régional complexe lui a finalement été diagnostiqué en mai 2016. Il s’agit d’une affection qui cause une douleur persistante, sévère et débilitante, après une blessure.

Elle a finalement supplié qu’on l’ampute. « Le spécialiste ne voulait pas le faire au début, mais il a vu à quel point j’avais mal et il a cédé. Dans un sens, je suis contente que la douleur ait été si intense. Car il pouvait voir qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible pour ce qui m’arrivait. C’était la seule issue. »

Les chirurgiens lui ont enlevé la jambe droite sous le genou et lui ont posé une prothèse en septembre 2017. «La prothèse n’est pas parfaite, mais j’aime tellement ça, me faire enlever la jambe est la meilleure chose que j’ai jamais faite. Je ne le regrette pas du tout», a déclaré Gill.

Elle a même pu retourner à sa passion : la nage en eaux libres : « J’aime nager, je me sens libre quand je nage, rien ne fait mal. C’est fantastique », confie-t-elle encore.