La justice américaine va poursuivre Julian Assange pour espionnage

AFP / D. Leal Olivas

La justice américaine a inculpé le fondateur de Wikileaks Julian Assange en vertu des lois anti-espionnage. Cela risque d’ouvrir un débat avec les défenseurs de la liberté de la presse.

L’Australien Julian Assange, déjà inculpé pour piratage informatique, est visé par 17 nouveaux chefs d’accusation, a annoncé le ministère de la Justice. Les États-Unis lui reprochent notamment d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par Wikileaks d’environ 750.000 documents militaires et diplomatiques.

Ils l’accusent aussi d’avoir « comploté » avec l’ex-analyste américaine Chelsea Manning, condamnée en 2013 pour avoir été à l’origine de cette fuite. Julian Assange est soupçonné de l’avoir « aidée à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des États-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère », selon un communiqué du ministère.

L’Australien et ses soutiens ont toujours soutenu qu’il ne pouvait pas être poursuivi pour avoir publié ces documents, en vertu du principe de liberté de la presse. « Le ministère prend au sérieux le rôle des journalistes dans notre démocratie mais Julian Assange n’est pas un journaliste », a rétorqué lors d’une conférence de presse John Demers, responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice.