La mauvaise qualité de l’air, un danger pour notre santé

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Belga / B. Doppagne

De nombreuses études montrent que la pollution de l’air a un impact négatif sur notre santé, encore plus si l’on habite en ville.

La pollution de l’air peut avoir des effets sur le long et sur le court terme. D’après l’Organisation mondiale de la Santé, 147 millions d’années de vie en bonne santé ont été perdues dans le monde à cause de la pollution de l’air. Toujours selon l’OMS, environ 91
% des habitants de la planète respirent un air pollué, ce qui entraîne quelque sept millions de décès chaque année. Parmi les problèmes rencontrés à cause de la pollution de l’air, on retrouve notamment un risque accru de maladies pulmonaires, cardiaques et respiratoires.

Les personnes asthmatiques sont davantage exposées à des crises d’asthme les jours où les concentrations d’ozone sont plus élevées alors que les personnes les plus vulnérables, comme les enfants et les personnes âgées, peuvent voir leur état de santé décliner. Les personnes déjà malades voient aussi l’effet de leur maladie accentuée dans les zones les plus polluées.

Selon une étude scientifique de la faculté de médecine Washington, un cas de diabète sur sept dans le monde serait causé par la pollution de l’air. Cela correspond à plus ou moins 3,2 millions de personnes. Sans surprise, les cas les plus nombreux se retrouvent dans les pays où la réglementation en matière de qualité de l’air est moins stricte, comme l’Inde ou l’Afghanistan.

Les personnes les plus pauvres seraient également plus touchées par cette pollution. Ces personnes vivent généralement dans des maisons dans lesquelles la qualité de l’air est plus mauvaise. Elles vivent aussi plus près des quartiers industriels et de grands axes. En diminuant le taux de rejet de particules fines, l’OMS estime « que l’on pourrait éviter 15 % de la mortalité à long terme due à la pollution de l’air. Le fait de parvenir à des niveaux plus bas de pollution de l’air aurait également pour effets de réduire les maladies respiratoires et cardio-vasculaires et d’augmenter l’espérance de vie des populations locales ».

Aérer sa maison

Si la question climatique est devenue un enjeu primordial pour la plupart des gouvernements mondiaux, il est possible de se prémunir des dangers de la pollution de l’air. Évitez un maximum les grands axes pour vous déplacer et empruntez plutôt les parcs ou les rues moins fréquentées. En cas de pic de pollution, évitez de faire du sport à l’extérieur. Le jogging dilate vos alvéoles pulmonaires et vous fait inhaler une plus grande quantité d’air pollué. N’oubliez également pas d’aérer votre intérieur, de préférence en matinée et en soirée.

En cas de pics de pollution, certains se cloisonnent et n’ouvrent plus les fenêtres. Une très mauvaise idée vu que la pollution intérieure (peinture, produits ménagers) est tout aussi néfaste.

Si vous partez à l’étranger, vous céderez peut-être à la tentation de porter un masque censé protéger contre la pollution. S’ils ne sont pas nocifs, ces masques sont peu efficaces et s’adaptent rarement à la morphologie du visage. Toujours à l’étranger, prévoyez des activités intérieures comme la visite d’un musée en cas de pic de pollution.

Il existe également plusieurs solutions simples pour diminuer son impact sur la planète. Pour rappel, n’hésitez pas à covoiturer ou à prendre les transports en commun aussi souvent que possible. Et pour les courts trajets, rien de tel que la marche ou le vélo pour se déplacer. Vous diminuerez ainsi votre impact écologique et ferez également un geste positif pour votre santé.