L’Oculus Quest est disponible en Belgique, Metro l’a testé en exclusivité

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Ph. T. Wallemacq

La VR franchit un nouveau cap avec le lancement ce 21 mai de l’Oculus Quest, un casque de réalité virtuelle 100 % autonome que Metro a pu tester en exclusivité en Belgique.

Il faut en avoir fait l’expérience pour le comprendre mais depuis ses débuts, la réalité virtuelle n’a cessé de nous bluffer. Jusqu’à présent, pour profiter d’une expérience digne de ce nom, les utilisateurs étaient confrontés à un frein de taille : le casque devait être relié à un ordinateur (Oculus Rift, HTC Vive) et à une console (PS VR). Dans ce contexte, l’Oculus Quest est une petite révolution puisque c’est un casque tout-en-un qui peut être utilisé en totale autonomie, sans fil, sans caméra et sans capteurs supplémentaires. Avec lui, la VR franchit un nouveau cap et va pouvoir toucher un public toujours plus large.

Premiers pas

Distribué en Belgique uniquement via le site officiel de la marque, l’Oculus Quest est disponible en deux versions. Celle avec une mémoire interne de 64 GB est commercialisée pour 449 €. Comptez 100 € de plus pour la version 128 GB. Le casque de la filiale de Facebook est livré avec deux manettes, baptisées Oculus Touch, et un câble de recharge  (USB C) de 3m de long et son adaptateur secteur, ainsi qu’un petit accessoire qui pour ceux qui veulent utiliser le casque en portant des lunettes.

La première configuration doit obligatoirement se faire via un smartphone iOS ou Android avec l’application Oculus. Cela permet de connecter le Quest à votre réseau Wi-Fi et de faire la première mise à jour du casque. Après ces quelques minutes de configuration, la casque n’a plus besoin d’être connecté à un autre device et peut fonctionner en totale autonomie. Quatre petites caméras placées en façade permettent au casque et à son utilisateur de se repérer dans l’environnement.

La fonctionnalité Guardian est au cœur de l’expérience Oculus. Grâce aux caméras, elle permet de délimiter l’espace de jeu dans la pièce et de jouer en toute sécurité. En effet, cela crée un mur virtuel avertissant l’utilisateur lorsqu’il sort de la zone de jeu. La fonctionnalité « Guardian fixe » repose sur le même principe et permet de jouer assis ou débout sans avoir à se déplacer.

Les deux manettes fonctionnent avec une pile AA. Cela leur procure une autonomie d’une trentaine d’heures. Le pourcentage restant peut d’ailleurs être suivi via l’interface. Le fait de fonctionner avec des piles pouvait sembler être un défaut mais c’est finalement peut être une qualité. En effet, la longue autonomie permet de ne pas avoir à se soucier de l’état de charge des manettes.

L’Oculus Quest peut accueillir un casque audio ou des écouteurs via la prise jack. Cependant, il dispose aussi de haut-parleurs intégrés qui procurent une excellente qualité sonore.

Enfin, pour terminer avec ces détails pratiques, l’Oculus Quest dispose d’un mode veille pratique et efficace. Dès qu’on le met sur la tête, il s’allume et il s’éteint dès qu’on le retire. Son autonomie est correcte puisqu’elle varie entre 2h et 3h en fonction des jeux. Il se recharge totalement en 2h et les plus pressés peuvent jouer avec le casque branché sur la prise secteur. Pour cela, le câble de 3m se révèle d’ailleurs d’une grande utilité.

Un peu de technique

Nous allons vous épargner de longues spécifications techniques. Sachez que le Quest embarque deux écrans OLED ayant chacun une définition 1.440 x 1.600, c’est équivalent au Vive Pro d’HTC et nettement supérieur à l’Ocolus Rift (1.080 x 1.200)  et au PS VR (960 x 1080). Le casque est équipé d’un processeur Qualcomm Snapdragon 835 qui lui confère des performances légèrement en deçà de casques VR reliés à un PC. Néanmoins, on le verra avec les jeux testés, l’Oculus Quest est un casque très performant qui permet de profiter de la VR dans des conditions dignes de ce nom. Enfin, sur la balance, ou plutôt sur le front, il affiche un poids de 571 gr. C’est un peu plus léger que le PS VR mais 100 gr plus lourd que les Oculus Rift et Go.

Un catalogue costaud

Nous avons pu tester l’Oculus Test avec environ 40 jeux, expériences et applications parmi les nombreux titres qui seront disponibles dès le lancement. Une fois le casque posé sur la tête, l’utilisateur atterrit dans l’interface Home, un confortable et luxueux chalet avec feu de bois et vue dégagée sur la voie lactée et les aurores boréales. On y accède au Store et à sa bibliothèque de jeux.

Parmi les titres disponibles, on notera des valeurs sûres comme Beat Saber, Superhot VR et Moss, trois titres qui à eux seuls méritent l’investissement dans un tel casque. Avec ses tableaux de score, Beat Saber s’avère parfaitement adapté à la liberté et à l’autonomie du Quest. Après un morceau, il suffit de passer le casque à un ami pour qu’il tente de battre le score. Malgré le caractère individualiste des casques de réalité virtuelle, le Quest a tous les atouts pour animer vos soirées entre amis. Lors des parties à plusieurs, on peut diffuser ce que voit le porteur du casque sur un écran de smartphone ou une tablette mais lors de notre essai, la stabilité n’était pas au rendez-vous.

Les expériences proposées au lancement sont nombreuses et variées. YouTube VR permet d’accéder à toutes les vidéos 360° et 180° de la plateforme. L’outil Tilt Brush de Google vous propose de dessiner en trois dimensions et de créer des décors de dingue. Creed vous met dans la peau de Rocky et propose des combats endiablés. Dance Central vous permet de danser en suivant les mouvements d’un coach. Angry Birds VR: Isle of Pigs reviste le jeu mobile culte et l’adapte parfaitement aux possibilités offertes par la VR.

Sports Scramble fait propose de faire des parties de tennis, de bowling et de baseball déjantées en changeant les règles. Boxe VR permet de faire du sport et de se dépenser dans un univers réaliste. National Geographic Explore VR vous propulse en antarctique dans la peau d’un explorateur. Mention spéciale pour Robo Recall Unplugged, un FPS futuriste à la réalisation excellente. Mais toutes les expériences ne se valent pas et d’autres titres comme Fruit Ninja et Epic Roller Coasters s’avèrent plus décevants.

Vader Immortal: A Star Wars VR Series

Le lancement du Quest  s’accompagne de la sortie du très attendu Vader Immortal. Le jeu permet de plonger dans une aventure dans l’univers de Star Wars. La réalisation graphique est grandiose et montre que le Quest en a dans le ventre. Impossible de rester de marbre face aux Stormtroopers et au terrible Dark Vador. Côté gameplay, ce premier épisode est également une réussite avec des phases d’exploration, d’escalade et surtout des combats au sabre laser. Si l’expérience est époustouflante, Vader Immortal souffre néanmoins d’un problème récurrent dans les VR, à savoir une très courte durée de vie. Dans ce contexte, mention spéciale pour Journey of the Gods, un jeu d’aventure « Zelda-like » hyper plaisant et fort d’une durée de vie de 7h.

Le catalogue de lancement du Quest est costaud. Cependant, attention à la politique « cross buy » de certains éditeurs. Si la grande majorité des jeux achetés pour les Oculus Rift et Go sont disponibles « gratuitement » pour les possesseurs d’un Quest, d’autres (Beat Saber, Moss et Superhot VR) nécessitent d’être à nouveau achetés. Dommage.

En conclusion

Quel pied ! Avec l’Oculus Quest, la VR franchit un nouveau cap. Il permet à tous de profiter de la réalité virtuelle en totale autonomie et sans contrainte. Sans câbles, l’Oculus Quest permet de jouer en toute liberté dans toutes les pièces de la maison et bien plus encore. S’il ne fallait retenir qu’un seul casque pour découvrir le monde merveilleux de la VR, ce serait l’Oculus Quest !

REVIEW OVERVIEW
Oculus Quest
SOURCEThomas Wallemacq