Un propriétaire de zoo canadien arrêté pour cruauté envers les animaux

75
AFP / G. Shkullaku

Le propriétaire d’un zoo au Québec (est) a été arrêté pour cruauté et une centaine d’animaux étaient en cours d’évacuation mardi à la suite de signalements de maltraitance et la mort de plusieurs bêtes dont deux tigres, a annoncé mardi la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Normand Trahan, propriétaire du zoo, fait face à des accusations de cruauté et de négligence envers la centaine de lions, tigres, zèbres, ours, loups, kangourous et primates sous sa responsabilité, a précisé dans un communiqué la SPCA de Montréal.

Selon la police provinciale, la SPCA a mené l’enquête et a procédé à l’arrestation en vertu des pouvoirs spéciaux qui lui sont conférés. « À notre connaissance, il s’agit de la première fois au Canada qu’un propriétaire de zoo se voit accusé de cruauté animale criminelle », a déclaré Sophie Gaillard, porte-parole de la SPCA présente devant le zoo de Saint-Edouard-de-Maskinongé, à une centaine de kilomètres au nord-est de Montréal. « Si Monsieur Trahan était condamné, il pourrait être passible de jusqu’à cinq ans de prison et d’une interdiction à vie de posséder des animaux », a-t-elle souligné.

Signalement de visiteurs

Les membres de la SPCA, accompagnés d’un vétérinaire et de membres de l’ONG Humane Society International, ont entrepris dès mardi matin les soins et le transfert des animaux hors du zoo, une opération qui pourrait durer « plusieurs semaines », selon Mme Gaillard.

L’enquête de la SPCA a débuté à la suite du signalement de maltraitances constatées par des visiteurs du zoo à l’été 2018. Des agents de la protection animale ont « procédé sur le champ à la saisie de deux alpagas particulièrement mal en point ainsi que de quatre cadavres d’animaux », dont deux tigres.

Il s’agit de « la première fois dans l’histoire du Québec qu’une poursuite pour cruauté animale est intentée par acte criminel, un mode de poursuite réservé aux infractions les plus graves et qui permet des peines beaucoup plus sévères », a précisé Mme Gaillard.