La consommation de kétamine augmente chez les jeunes

AFP / N. Asfouri

Plus d’un quart (26,7%) des répondants belges à la plus importante enquête mondiale relative aux drogues, Global Drug Survey, déclarent consommer de la kétamine. Il s’agit du nombre le plus élevé jamais enregistré.

Le volet belge de l’étude a été mené par par la haute-école HOGent. L’alcool reste le plus populaire en Belgique, consommé par 91,2% des répondants. Ils sont aussi près de 70% à avoir consommé du cannabis l’an dernier.

La kétamine est un puissant anesthésiant aux effets hallucinogènes. En 2014, année de la première participation de la Belgique à l’enquête internationale, seuls 6,2% des répondants disaient en avoir consommé l’année précédente. L’année dernière, ils sont aussi près de la moitié à avoir pris de l’ecstasy, plus d’un sur trois de la cocaïne (37,8%) et plus d’un répondant sur quatre a consommé du speed. Viennent ensuite les champignons hallucinogènes (20%), le 2C-B (14,3%), le LSD (13,7%) et le gaz hilarant (13,2%).

En Belgique, 536 répondants ont participé à l’enquête, un échantillon qui n’est pas représentatif de la population. «Même s’il s’agit d’un groupe limité, cela nous donne des informations détaillées sur l’utilisation des drogues», commentent les chercheurs. Les participants étaient principalement des hommes (70%), âgés en moyenne de 30 ans.

A l’échelle internationale, les chercheurs ont aussi demandé à 55.000 personnes comment ils percevaient les risques de la consommation de cannabis pour la santé. Pour 80% d’entre eux, le cannabis contenant du THC représente un risque pour les adolescents. Les répondants s’accordent également pour dire que cannabis et conduite ne font pas bon ménage. Cette drogue engendre de plus un manque de motivation, qui pousse souvent les consommateurs à vouloir arrêter ou réduire son usage. Ceux-ci remarquent encore subir des trous de mémoire et constatent des différences lorsqu’ils ne consomment pas de cannabis pendant un temps.