L’étonnant effet des smartphones sur nos pouces

Ph. Unsplash

Pour de nombreux utilisateurs, les smartphones sont devenus une extension d’eux-mêmes. L’utilisation intensive des téléphones n’est pas sans impact sur le corps humain et notamment sur les pouces qui s’adaptent à leur nouvel usage.

En 2014, le docteur Kenneth K. Hansraj révélait dans une étude que la posture que nous adoptons en utilisant nos smartphones avait un effet néfaste sur notre colonne vertébrale et notre corps. Ce spécialiste new-yorkais estimait que le fait d’incliner notre tête de 60 degrés pour regarder notre téléphone équivaut à un poids de 27 kilos appuyé sur notre cou et que cela avait des effets néfastes sur la colonne vertébrale.

La morphologie des doigts change

L’utilisation de plus en plus intensive des smartphones aurait un effet sur une autre partie du corps humain : les doigts. Une étude britannique de 2016 a révélé que les smartphones étaient en train de changer la morphologie des pouces de certains utilisateurs. En effet, selon cette enquête effectuée auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 personnes, 13 % des 18/34 ans utilisant leur smartphone au moins 2h par jour ont désormais un pouce plus grand que l’autre. Chez ces utilisateurs intensifs, le pouce utilisé principalement pour contrôler le smartphone est plus musclé et jusqu’à 15 % plus gros que le pouce de l’autre main.

Un creux sur l’auriculaire

Le pouce n’est pas le seul doigt à connaître une déformation. L’auriculaire, plus communément appelé « le petit doigt », est souvent utilisé de manière naturelle pour soutenir le smartphone qu’on tient en main. Il semble s’adapter à ce nouvel usage puisque 8 % des répondants à l’enquête britannique ont indiqué la présence d’un creux sur le doigt pour maintenir le smartphone en main.

Membre supplémentaire et vibrations fantômes

« Les smartphones sont devenus une extension de nous-mêmes. Il n’est donc pas surprenant de voir notre corps changer subtilement pour s’adapter au fait que les téléphones font de plus en plus partie de notre vie. D’ailleurs, notre recherche révèle aussi que plus de 12% d’entre nous le considèrent comme un membre supplémentaire », déclare Nina Bibby, directrice du marketing chez l’opérateur qui a commandé cette étude.
Le syndrome des vibrations fantômes

Enfin, cette enquête a montré que 5 % des répondants ont déclaré avoir déjà ressenti des « vibrations fantômes », autrement ils ont eu l’impression que leur smartphone avait sonné ou reçu un message alors que ce n’était pas le cas.