Festival de Cannes : ‘Vivarium’, ‘A Hidden Life’, l’avis de nos reporters

Arrivé à mi-parcours, le festival de Cannes ne perd pas en cadence. Coup de projo sur deux nouveaux films : un thriller paranoïaque avec Jesse Eisenberg (Mark Zuckerberg dans ‘The Social Network’) et le grand retour de Terrence Malick (‘The Tree of Life’), de plus en plus obsédé par les valeurs chrétiennes.

‘Vivarium’ a tout pour plaire, mais la mayonnaise ne prend jamais vraiment. Après une introduction brillante, digne des meilleures comédies britanniques, notre enthousiasme tombe lentement mais sûrement. Film de genre présenté dans la section ‘Semaine de la critique’ (dédiée aux premiers et seconds long-métrages), on y suit un jeune couple coincé dans une banlieue… pour la vie ! Le réalisateur irlandais Lorcan Finnegan le confesse lui-même : « Il s’agit presque d’un épisode de la série ‘Black Mirror' ». De notre côté, on pensait malheureusement plus à ‘Chair de Poule’…

Retour à la Compétition officielle avec ‘A Hidden Life’ du maître Terrence Malick. Si son talent reste indéniable (il filme la nature comme personne, et creuse des enjeux universels à travers des histoires terriblement intimes), nombreux sont ceux qui le sentent en perte de vitesse depuis sa Palme d’Or, obtenue en 2011 pour ‘The Tree of Life’, avec Brad Pitt et Sean Penn. Ce nouveau film est certes mieux construit que ses derniers délires (‘Song to Song’, ‘Knight of Cups’), mais le ton moralisateur et la glorification chrétienne de la souffrance mettent bien mal à l’aise. Le tout est désagréablement emballé en presque trois heures. Une vraie déception, surtout quand on repense à la force et l’énergie de chefs-d’œuvre comme ‘Les moissons du ciel’ ou ‘La ligne rouge’.

Suivez aussi les aventures de Metro à Cannes dans le journal et sur Instagram @metrobelgique