Festival de Cannes : ‘Les Misérables’ et ‘Bacurau’, l’avis de nos reporters

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Suivez les titres du plus grand festival de cinéma grâce aux avis de nos reporters Stanislas Ide et Ruben Nollet. Après une ouverture glamour mais sans piment, la compétition sort les crocs avec deux films explosifs.

Alors que le film ‘The Dead Don’t Die’ avait parfaitement rempli le cahier des charges de l’ouverture du festival de Cannes (vedettes en série, Bill Murray et Adam Driver en tête), il n’avait pour autant pas convaincu les foules. Nombriliste, peu inspiré, très drôle mais brouillon… Ça sentait le pétard mouillé ! Mais les râleurs n’ont même pas eu le temps de bâiller deux fois que débarquent ‘Les Misérables’ et ‘Bacurau’, deux films politiques, originaux et déjà fort appréciés des festivaliers.

‘Les Misérables’, premier film du réalisateur Ladj Ly, nous plonge dans la journée catastrophique d’un flic de la banlieue de Montfermeil (Damien Bonnard). Avec sa mise en scène fluide et un vrai talent pour faire monter la pression, il nous livre une sorte de cousin français de ‘Training Day’, le film d’action d’Antoine Fuqua qui a valu un Oscar à Denzel Washington.

Présenté trois petites heures plus tard, la tension redescend un peu avec ‘Bacurau’, mais pour mieux nous surprendre. Film de science-fiction réaliste ? Dystopie sensuelle ? Chasse à l’homme désabusée ? Le réalisteur Kleber Mendoça Filho confirme tout le bien qu’on pensait de lui après ‘Aquarius’, également présenté à Cannes en 2016. Quitte à décontenancer le public, parfois largué devant tant d’audace narrative.

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