Au temps de Bruegel

Belga / Nicolas Maeterlinck

Le festival Carolus V, qui plonge Bruxelles au temps de la Renaissance de mai à septembre, célèbre cette année le 450e anniversaire de la mort du peintre flamand Pieter Bruegel.

Comptant parmi les événements qui mettront en lumière son oeuvre, l’exposition « L’estampe au temps de Bruegel », qui se tiendra jusqu’au 23 juin à Bozar, brosse un tableau de la production de gravures aux Pays-Bas méridionaux au 16e siècle.

L’œuvre picturale de Bruegel fait ici de l’ombre à de nombreuses autres images et illustrations sur papier, la gravure étant utilisée dans différentes formes de communication visuelle, des journaux de l’époque à la propagande politique.

A noter également l’exposition « L’Arbalète au temps de Bruegel » au musée des arbalétriers du 4 juin au 30 juillet. Elle utilisera les représentations du peintre de cette arme et des espaces de tirs pour montrer l’évolution sociologique de l’arbalète dans les villes des Pays-Bas espagnols. L’arbalète a quitté les champs de bataille à la fin du 16e siècle pour être remplacée progressivement par les armes à feu, mais elle est restée une arme de chasse prisée par la noblesse et une arme de loisirs dans les foires pour les gens du peuple.

A la Maison du Roi, un carton de tapisserie de 3m40 sur 3m80, attribué au peintre flamand Pieter Coecke, beau-père de Bruegel, se laissera admirer. Sa restauration, achevée en 2017, a duré un an et demi.

Un patrimoine à découvrir

Le patrimoine et l’histoire européenne du 16e siècle seront plus largement abordés dans le cadre du festival à travers une série d’activités festives, culturelles et familiales organisées en divers endroits de la Région de Bruxelles-Capitale.

La maison d’Érasme, l’une des plus anciennes maisons de Bruxelles (1515), propose ainsi à découvrir sa collection de peintures dans un intérieur d’époque reconstitué, une bibliothèque riche de milliers d’éditions anciennes et un jardin philosophique.

Le palais du Coudenberg prolonge quant à lui l’exposition qui se tient à Bozar jusqu’au 26 mai sur l’oeuvre de Bernard Van Orley, l’un des artistes marquants de la cour de Bruxelles dans la première moitié 16e siècle, en ouvrant ses passages souterrains donnant sur le palais des beaux-arts et en offrant à voir des agrandissements de dessins et des projections.

Les festivités de l’Ommegang emmèneront plus particulièrement les visiteurs dans l’époque de Charles Quint, l’empereur le plus puissant du 16e siècle. Le cortège, composé de quelque 1.400 participants, prendra place dans le cœur de Bruxelles les mercredi 26 et vendredi 28 juin.

Le carrosse de Charles Quint démarrera vers 20h15 de la place Royale. Les groupes historiques partiront eux du parc Royal vers 20h45 pour rejoindre les serments des arbalétriers, des archers, des arquebusiers et des escrimeurs sur la place du Sablon. Le cortège historique ainsi formé, le carrosse en tête, se mettra en route à 20h50 vers la Grand-Place, où le spectacle aura débuté depuis 20h45.

S’immerger dans Bruegel

L’exposition « Beyond Bruegel », qui se tient jusqu’au 31 janvier prochain au Palais de la Dynastie à Bruxelles, propose une expérience artistique immersive en mêlant nouvelles technologies et oeuvres classiques du maître flamand, Pieter Bruegel l’Ancien.

Les spectateurs peuvent découvrir les oeuvres du maître flamand de la Renaissance au travers de diverses animations. L’exposition propose tout d’abord une mise en scène multimédias autour des principaux thèmes que Bruegel aimait représenter dans ses tableaux, tel que les démons, la fête ou encore la religion.

Des vidéos animées accompagnent ensuite les visiteurs vers une salle dans laquelle sont projetées les principales oeuvres de Bruegel sur 360 degrés. La projection est accompagnée d’explications sur la vie de l’artiste ainsi que de sons et de musique.

« Cette expérience unique fait appel à tous les sens du visiteur. L’exposition propose une réflexion profonde sur le peintre », explique une des responsables de l’évènement.