Le yoga prénatal : Bien vivre sa grossesse et se préparer à l’accouchement

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Ph. Pixabay

Quand on est enceinte, il est important de pratiquer un sport adapté. On oublie la course à pied et le badminton par exemple. A contrario, le yoga prénatal est une pratique fortement conseillée pour les femmes enceintes. Il les aide à rester en mouvement tout en se préparant à l’accouchement, comme nous l’explique Gina Scarito, du centre ‘Yoga Graciosa’ situé à Bruxelles.

Le yoga prénatal répond à deux grands objectifs. D’une part, il permet de bien vivre sa grossesse en régulant les maux propres à celle-ci. D’autre part, il constitue une aide importante pour se préparer à l’accouchement. «Attention tous les types de yoga ne sont pas conseillés durant la grossesse. Certaines postures de certains yogas peuvent même, durant les trois premiers mois, être abortives. C’est notamment le cas des postures sur le ventre telles que celle du cobra et de l’arc», nous avertit Gina Scarito, professeure de yoga et formatrice. C’est pourquoi il est important de pratiquer ce que l’on appelle le yoga prénatal qui prend en compte les besoins et spécificités des femmes enceintes. «Le plaisir de faire quelque chose d’adapté, c’est également le plaisir de prendre du temps autour de la grossesse. Durant les cours de yoga prénatal, les femmes enceintes sont ensemble. Elles se prennent un temps de qualité pour se mettre à l’écoute de leur corps qui change. On prend en compte les maux spécifiques liés à la grossesse mais également la présence du bébé. Ce qui permet aux futures mamans de se mettre en relation avec lui si elles le souhaitent.»

Parmi d’autres positions déconseillées pour les femmes enceintes, il y a également toutes les torsions trop abouties qui «vont comprimer le bas-ventre» ainsi que les sauts pratiqués dans certains yogas plus dynamiques. «De plus, avec le yoga prénatal, on travaille une posture à la fois et très tranquillement. C’est important de ne pas enchaîner trop rapidement les différents exercices», conseille Gina.

Un corps qui change

Outre l’aspect postural du yoga, la respiration a tout aussi son importance. «C’est ce qu’il y a de plus précieux», nous explique-t-elle durant la séance. «La femme enceinte prend conscience de sa respiration et de comment elle peut s’apaiser à travers le souffle. Ça aide à traverser ses fameuses contractions», continue plus tard Gina lors de notre entrevue. Par ailleurs, elle termine ses cours avec des techniques de relaxation se rapprochant en quelque sorte de l’hypnose. «Mais tous les professeurs ne le proposent pas.» Elle nous demande de nous relaxer et nous raconte des histoires qui nous promènent dans notre imaginaire.

C’est pour tous ces aspects que le yoga prénatal peut être considéré comme une vraie préparation à l’accouchement. «Il aide à prendre conscience de son corps qui change et de ce dont il a besoin», développe la professeure. «Pour le jour de l’accouchement, c’est très déterminant, notamment pour les femmes qui souhaitent accoucher sans péridurale.» À ses cours, Gina accepte toutes les femmes et tous les projets d’accouchement. «On apprend à être plus près de ses besoins et à les exprimer.»

Des cours collectifs

Bien entendu, chaque femme enceinte est unique et ressent des maux différents en fonction. Toutefois pour Gina, ce n’est pas un souci. Toutes les femmes enceintes sont les bienvenues, et ce quel que soit leur stade de grossesse. Au début de chaque séance, elle demande aux femmes présentes de raconter leur journée et les éventuels maux qu’elles ont eus. Elle explique également, avant chaque exercice, quelles femmes sont susceptibles de se sentir mal en fonction de leur stade de grossesse: «Par exemple, comme vous êtes aux alentours de votre 4e mois de grossesse, je vous ai directement avertie que les postures verticales pourraient vous faire sentir mal à cause de la pression sanguine. Je vous ai donc invitée à vous asseoir dès que vous avez senti votre tête tourner.» Gina reste vigilante pour chacune de ses élèves.

La professeure tient beaucoup aux séances collectives. «Les femmes qui viennent à mes cours apprécient également cet aspect. Elles échangent sur leur expérience et parlent de toute une série de choses qu’elles n’aborderaient peut-être pas en temps normal, et cela leur permet de se projeter et d’affiner leur projet d’accouchement. C’est comme un groupe de soutien. Et ça, c’est, pour moi, important!», conclut Gina.

Quelle fréquence?
Gina propose également aux femmes qui ont suivi les séances de yoga prénatal, une séance en couple à l’approche de l’accouchement. C’est avant tout une séance informative durant laquelle elle rappelle les différentes postures de yoga que les futures mamans ont exercées. Par ailleurs, les futurs parents vont (re)parcourir les différentes étapes d’un accouchement. «On va intégrer les futurs papas et les aider à prendre leur place. Leur expliquer par quels états vont passer leurs femmes quand elles accouchent. On aborde également le bébé et ce qu’il vit durant l’accouchement. C’est un peu comme une répétition générale!»

Les séances en couple
Gina propose également aux femmes qui ont suivi les séances de yoga prénatal, une séance en couple à l’approche de l’accouchement. C’est avant tout une séance informative durant laquelle elle rappelle les différentes postures de yoga que les futures mamans ont exercées. Par ailleurs, les futurs parents vont (re)parcourir les différentes étapes d’un accouchement. «On va intégrer les futurs papas et les aider à prendre leur place. Leur expliquer par quels états vont passer leurs femmes quand elles accouchent. On aborde également le bébé et ce qu’il vit durant l’accouchement. C’est un peu comme une répétition générale!»