Marghem plaide au Kenya en faveur de l’abolition complète du commerce de l’ivoire

La ministre de l’Environnement Marie Christine Marghem s’est entendue jeudi à Nairobi avec son homologue kenyan Najib Balala pour proposer une abolition complète du commerce de l’ivoire. Il est difficile de dater l’ivoire et certains trafiquants en profitent pour commercialiser des pièces mélangeant l’ivoire historique et braconné. En Europe, seul l’ivoire datant d’avant 1947 peut être commercialisé sans contrainte. Les objets travaillés accompagnés d’un certificat officiel datant d’entre cette date et d’avant 1990 peuvent être commercialisés. Après cette date, toute vente est interdite.

La possession de l’ivoire reste elle autorisée à condition que l’on prouve que l’ivoire date d’avant 1984, ce qui n’est pas aisé en cas de succession. C’est en 1984 que la Belgique a adhéré à la convention CITES (la convention internationale qui organise le commerce des espèces protégées).

Pour le ministre kényan Najib Balala, il faut abolir toute possibilité de valorisation de l’ivoire qui continue à peser sur le devenir des éléphants. Sensibilisée, la ministre Marghem s’est engagée à proposer l’abolition totale du commerce de l’ivoire au niveau européen.

Elle s’est également entendue avec son homologue kényan pour demander l’introduction de la girafe dans l’annexe 2 de la convention CITES de manière à en faire une espèce protégée. La girafe est prisée pour le commerce de pattes, queues et bustes, un trafic qui alimente la criminalité internationale. Mme Marghem souhaite une politique globale de la Belgique impliquant la Justice, l’Intérieur et les Affaires étrangères.

La ministre MR se trouvait au « One Planet Summit » à Nairobi, réunion internationale visant à permettre une réorientation de la finance au service d’une société bas carbone. C’est en marge de cette réunion qu’elle s’est entretenue avec son homologue kényan.

Source: Belga