La « grève de l’école pour le climat » commence en Australie et Nouvelle-Zélande

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Des milliers d’étudiants rassemblés en Nouvelle-Zélande et en Australie ont lancé vendredi la journée de « grève de l’école pour le climat » destinée à sensibiliser les responsables politiques au changement climatique. Les organisateurs tablent sur plus de mille manifestations dans une centaine de pays à travers la planète. En Australie, des centaines d’élèves étaient symboliquement réunis à Cairns, cité balnéaire de l’Etat du Queensland bordant la Grande Barrière de Corail, elle-même mise à mal par le changement climatique. En tout, dans le reste du pays, un cinquantaine d’écoles se joignent au mouvement avec une participation escomptée de 50 à 60.000 étudiants, selon Emma Demarchi (16 ans), organisatrice de la mobilisation à Melbourne.
Elle explique que les trois demandes de la jeunesse australienne sont: « de l’énergie 100% renouvelable d’ici 2030, plus aucun nouveau projet d’énergie fossile et l’arrêt du projet de la mine de charbon Adani dans le Queensland ».
En Nouvelle-Zélande voisine, les étudiants manifestaient à Wellington vendredi avec des pancartes clamant, par exemple, « Le temps est en train de fondre » ou « Agir maintenant ou nager ».
L’initiative des jeunes n’a pas été du goût de certains enseignants et politiques néo-zélandais, mais a reçu le soutien de la Première ministre, Jacinda Ardern. « Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix », a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement. « Trop souvent, nous affirmons qu’il faut être en âge de voter pour avoir une influence. Ce n’est pas le cas », a-t-elle assuré.
Cette mobilisation est inspirée par l’adolescente Greta Thunberg, une Suédoise de 16 ans qui brandissait seule tous les vendredis depuis l’été sa pancarte « grève de l’école pour le climat » devant le Parlement de Stockholm. Elle a été suivie dans plusieurs pays, notamment en Belgique ou en Allemagne, où les jeunes ont manifesté par milliers.

source: Belga