Le groupe TUI maintient au sol ses Boeing 737 MAX 8, quatre avions belges concernés

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AFP / P. Hughen

Le groupe TUI a décidé de maintenir ses Boeing 737 MAX 8 au sol, après l’accident mortel d’un appareil de ce type d’Ethiopian Airlines, a-t-il annoncé mardi. Parmi les appareils du groupe figurent quatre avions de la flotte de la société belge TUI fly.

Cette décision intervient après que l’autorité britannique de l’aviation civile a décidé de suspendre tous les vols de Boeing 737 MAX atterrissant, décollant ou survolant le Royaume-Uni.

De leur côté, les Etats-Unis continuent d’afficher leur confiance en Boeing en dépit de la cascade d’immobilisations au sol du 737 MAX 8. «Pas de changement. Nous continuons à être impliqués dans l’enquête sur l’accident et prendrons les décisions sur les suites à donner en fonction des éléments récoltés», a indiqué l’agence fédérale de l’aviation (FAA), un des principaux régulateurs du transport aérien américain.

La FAA a donc pris le contre pied d’autres pays, un soulagement pour Boeing, dont ce nouvel avion a représenté un tiers des bénéfices en 2018. L’agence a toutefois demandé au constructeur aéronautique de procéder à des modifications de l’appareil, notamment du logiciel de contrôle MCAS conçu pour éviter les décrochages, après l’accident dimanche d’un avion de ce type en Ethiopie, qui a coûté la vie à 157 passagers et membres d’équipage.

Cette position tranche avec celle de nombreux pays, dont la Chine et l’Indonésie, qui ont suspendu les vols de 737 MAX 8. L’Australie et Singapour sont allés beaucoup plus loin en interdisant leur espace aérien avec effet immédiat au 737 MAX 8. La Grande-Bretagne est devenue le dernier pays à clouer au sol les 737 MAX 8.

Cette pression autour de Boeing affectait son action en Bourse, qui cédait plus de 4% dans les premiers échanges à Wall Street mardi.