Après la cuisson d’un rôti, l’air de votre appartement est plus pollué que celui de Paris

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Ph. Pexels

Et si cuire un rôti était une activité dangereuse pour la santé? Les scientifiques mettent de plus en plus souvent en garde contre la pollution de l’air intérieur.

La pollution due aux particules fines inquiète de plus en plus de citadins. La hausse du nombre de véhicules diesel a rendu l’air de certaines villes particulièrement irrespirable. Mais ce problème de particules fines se retrouve également à l’intérieur des habitations, parfois de façon encore plus importante.

Le taux acceptable de particules fines, selon l’OMS, est de 10 microgrammes par mètre cube. On constate pourtant, après la cuisson d’un rôti, qu’il s’élève à 200 dans une maison. Des chercheurs de l’université du Colorado ont publié une nouvelle étude alertant sur les dangers de la pollution intérieure. Ils ont constaté que le niveau de particules fines est revenu à un seuil acceptable après plus de huit heures.

Ouvrir grand les fenêtres

Ce taux de 200 microgrammes de particules fines par mètre cube est cinq fois supérieur à la moyenne enregistrée dans le centre de Paris, et même au-dessus du niveau de pollution de New Delhi, la ville la plus polluée au monde (143 microgrammes par mètre cube).

« Nous avons tous été surpris par les niveaux globaux de particules dans la maison », explique Marina Vance, principale auteure de l’étude. Elle souligne que les flammes du gaz, la graisse animale, les huiles de cuisson et les aliments carbonisés dégagent une quantité de suie et de particules fines importante. Au vu de ces résultats, les chercheurs conseillent d’ouvrir grand les fenêtres ou d’utiliser une hotte aspirante pendant le temps de cuisine.