Test : DiRT Rally 2.0 – La définition d’une simulation

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Trois ans après l’exigeant mais gratifiant DiRT Rally, le jeu de CodeMasters est de retour, prêt à confirmer son statut de référence en matière de simulation.

Vous avez pris goût à ces jeux de voitures où, à l’approche de virages, des flèches de couleur vous indiquent la meilleure trajectoire à prendre et même le dosage de votre freinage ? Vous aimez le fait de pouvoir user et abuser du « Flashback », cette fonctionnalité qui vous permet de revenir en arrière après avoir commis un accident ou une erreur ? Eh bien, il va falloir oublier tout ça si vous voulez jouer à DiRT Rally 2. Le jeu développé par les anglais de Codemasters veut être une simulation pointue et exigeante, et rien d’autre. Au risque de laisser les débutants sur le bord de la route…

En route pour le titre… ou pas

Pour vous aider à mieux comprendre ce qu’est vraiment DiRT Rally 2.0, voici notre expérience à travers nos débuts dans le mode carrière. Le titre ne compte pas 1.000 modes de jeu. Vous avez le choix entre un mode libre dans lequel vous pouvez accéder à la course de votre choix (des étapes de rallye dans six pays et huit circuits de RallyCross) au volant d’un bolide parmi la cinquantaine de voitures disponibles, des modèles des années 60 à nos jours. Comptez aussi sur un mode Time Trial et un mode multijoueur en ligne. Pour se faire la main avec DiRT 2, rien de tel que de commencer par la mode carrière. N’espérez pas choisir un mode de difficulté, tous les joueurs sont logés à la même enseigne. On peut tout au plus chipoter avec quelques aides à la conduite, mais cela ne permettra pas de faire des miracles et de transformer un pilote du dimanche en Thierry Neuville.

On se lance donc dans notre premier championnat au volant d’une modeste Lancia Fluvia HF. Dès les premiers tours de roues, ce modèle de 1969 donne l’impression de ne pas avancer. Au final, ce n’est pas plus mal pour apprivoiser DiRT 2. On peut rapidement constater l’énorme travail fait par les développeurs sur la dégradation des routes et l’importance de prendre la bonne trajectoire. Pour cela, en plus de rester extrêmement concentré tout au long des étapes dont certaines peuvent durer jusqu’à 15 minutes, il est notamment indispensable d’écouter et de bien comprendre les consignes du co-pilote.

Sensations, émotions et frissons

Notre premier rallye nous emmène en Argentine. 30 minutes de course horribles, parfois dans le noir, parfois sous la pluie, et au final une médiocre 18e place. Au début, DiRT Rally 2.0 peut donner envie de tout arrêter. Mais on l’avait compris avec le premier épisode, cela vaut la peine de s’accrocher. Malgré le résultat de ces six premières étapes, nous avons la satisfaction du devoir accompli et surtout, nous obtenons 30.000 crédits. De quoi s’acheter quelques améliorations pour prendre la direction de la Pologne.

Pour ce deuxième rallye mélangeant asphalte et terre et qui est plus propice à la prise de risque, nous sommes confiants. Sans pour autant nous lancer dans les réglages complexes de notre voiture, nous décidons de laisser la roue de secours au garage pour perdre quelques kilos et espérer grappiller quelques secondes. Résultat après les six étapes : une 15e place et deux petits points de gagnés au championnat. Rude…

Aux Etats-Unis, les choses s’améliorent. Au volant de notre Lancia, nous commençons à trouver nos marques. Nous gagnons notre première victoire dans une étape et terminons 8e du rallye. En Australie, on continue sur notre lancée. Pas de victoire d’étape mais notre régularité nous permet de décrocher notre premier podium, directement sur la première marche. L’avant-dernière course du championnat nous gonfle à bloc : à nouveau une première place et surtout 45 secondes d’avance sur le second.

Après un début de saison catastrophique, nous pointons à la quatrième place du général, et à l’approche du dernier rallye, on commence à rêver d’un podium inespéré. C’était sans compter une course catastrophique en Espagne. Une spéciale dans les montagnes sur un revêtement mouillé a ruiné tous nos espoirs. Il aura suffi d’un tonneau et de quelques sorties de piste pour perdre des dizaines de secondes et terminer à la 17e place. Ce premier championnat en Lancia Fluvia HF nous a fait passer pour toutes les émotions, des hauts et des bas. Au terme des six rallyes, nous terminons à la sixième place avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de fort. C’est la force de DiRT Rally 2.0. Pour le prochain championnat, c’est une Porsche qui nous attend et cela risque d’être une autre paire de manches.

Aussi du RallyCross

Cette première partie de quelques heures donne déjà un bon aperçu des rallyes disponibles. En effet, les six pays visités, même s’ils brillent par leur variété, sont les seuls du jeu. Du côté des graphismes, DiRT Rally 2.0 est plutôt réussi. On est certes encore loin d’un Forza Horizon 4 mais les effets de lumière, la modélisation des véhicules et certains panoramas sont très jolis. On a également apprécié les commissaires de pistes qui apparaissent pour prévenir du danger quand un concurrent s’est planté dans le décor et que son véhicule est immobilisé au bord de la route.

Enfin, même si le rallye reste la discipline reine de DiRT Rally 2.0, le jeu dispose de la licence du FIA World Rallycross Championship. L’occasion idéale de faire une petite pause entre deux rallyes même si là encore le contenu est plutôt limité avec seulement huit circuits disponibles (dont celui de Mettet en Belgique). Enfin, à défaut d’un mode multijoueur en local, DiRT Rally 2.0 permet d’affronter des joueurs du monde entier en ligne.

En conclusion

DiRT Rally 2.0 reprend la recette de son prédécesseur : exigeant mais gratifiant. Trois ans plus tard, cette suite brille par ses graphismes et son nouveau système de dégradation des tracés. Si les sensations de vitesse et le plaisir de conduire sont toujours au rendez-vous, on regrettera un contenu toujours aussi faiblard.

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
DiRT Rally 2.0 (Xbox One, PS4, PC)