Le bottin téléphonique a encore de beaux jours devant lui en Belgique

L’an dernier, 1,4 million de bottins ont encore été distribués en Belgique, indique l’éditeur FCR Media. Tout en misant fortement sur les plateformes numériques, l’entreprise n’a pas l’intention d’abandonner l’annuaire téléphonique, contrairement à ce qui se passe en France où l’on annonce sa fin dans les deux ans.

L’éditeur des annuaires en France, de SoLocal, a annoncé vendredi que les derniers annuaires téléphoniques des particuliers (Pages Blanches) seront livrés à la fin de 2019, et les derniers annuaires professionnels (Pages Jaunes) à la fin de 2020.

La fin des bottins en France

La décision de SoLocal était attendue, les annuaires papier ayant perdu leur pertinence avec l’accès généralisé à Internet. Neuf millions d’annuaires seront diffusés cette année dans l’Hexagone, contre 57 millions d’annuaires en 2007. SoLocal a lancé en 2018 un plan visant à supprimer 1.000 postes sur 4.500. En Belgique, 1,4 million de bottins ont été distribués l’an dernier, selon FCR Media. Les pages blanches et jaunes ont entretemps été réunies au sein d’un seul annuaire.

1,4 million d’annuaires papiers en 2018

Avant, quiconque disposait d’une ligne fixe recevait un annuaire téléphonique mais les choses ont changé avec le ministre de la Simplification, Vincent Van Quickenborne: depuis 2011, seules les personnes qui en font la demande reçoivent désormais le bottin. « Il n’y a pas de projets concrets pour arrêter les annuaires papiers », explique Maja Van der Borst, de FCR Media. « Nous continuons à miser sur www.pagesdor.be, qui vient juste d’être remis à neuf. »

La version numérique de l’annuaire enregistre selon elle plus de 4,5 millions de visiteurs mensuels. En comparaison, la distribution d’1,4 million d’annuaires papiers ne représente pas grand-chose. Les annuaires téléphoniques existent en France depuis les années 1880 et les débuts du téléphone. Leur nom usuel « bottin » vient de Sébastien Bottin, un statisticien du XIXème siècle qui fut l’éditeur d’un Almanach du commerce, devenu ensuite « Almanach-Bottin du commerce de Paris, des départemens (sic) de la France et des principales villes du monde ».