Entraînez votre cerveau comme votre corps

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Ph. D.R

Des entrepreneurs belges viennent de finaliser une machine d’entraînement cérébral, qui allie la très addictive et excitante réalité virtuelle avec des exercices qui boostent vos précieux petits neurones. C’est une première mondiale et Metro a pu tester l’engin en exclusivité !

Grâce à la réalité virtuelle, vous êtes littéralement plongés dans un univers parallèle. Une fois assis confortablement, vous mettez le casque et c’est parti pour un voyage digital où votre cerveau est l’acteur principal ! Regardez à droite, à gauche, derrière vous, à vos pieds, aucune trace de la réalité. Même vos mains et vos bras, si vous les passer devant vos yeux (donc devant le casque), sont représentés digitalement. C’est une expérience à vivre.

Une première mondiale

Jean-Luc Van Cappel, kiné du sport et membre de l’équipe des créateurs (qui compte également un neurochirurgien et plusieurs entrepreneurs belges de haut vol), insiste sur ce point : « Il existe actuellement des machines de ce genre mais elles sont utilisées par des sportifs professionnels et des militaires, qui sont accompagnés par un coach particulier, ce dernier programmant les exercices et les difficultés pour eux. La grande différence ici -et c’est pour cela que c’est une première mondiale- c’est que la machine, développée depuis cinq ans, possède des algorithmes qui s’adaptent à votre cerveau et le fait progresser selon son rythme propre ». L’idée, précise-t-il, est de se connecter à la machine avec son téléphone. « Il vous reconnaît et peu importe l’endroit où vous êtes, vous retrouverez votre entraînement personnalisé. »

No pain, more brain

Dans un premier temps, les machines trouveront leur place dans les salles de sport. « Pourquoi entraîner son corps et pas son esprit ? Cela donne de l’énergie mais cela aide aussi concrètement à être plus alerte et à avoir une meilleure coordination », affirme le kiné, qui rappelle que ce n’est pas pour rien si les sportifs de haut niveau utilisent ce système. « C’est un ‘serious game’ mais il n’en reste pas moins un ‘game’, avec son côté récréatif et addictif.  On n’a l’habitude de dire ‘No pain, no gain’ mais nous, nous disons : ‘no pain, more brain’ », ajoute-t-il.

Pourquoi pas dans les gares ?

Dans un second temps, l’équipe du « Reflex-On® » (petit nom qu’ils ont donné à leur invention), imagine que l’on pourrait retrouver ces machines dans les endroits d’attente, comme les gares ou les aéroports. Pourquoi pas également dans les coworkings et les entreprises ? L’idée serait alors de permettre un moment d’évasion au travailleur, comme une sorte de méditation active puisque quand vous êtes plongés dans cet univers, impossible de penser à autre chose qu’au moment présent ! Et cette déconnexion fait du bien… Enfin, pourquoi pas dans les maisons de seniors ?

Si vous voulez expérimenter Reflex-On®, vous pouvez vous rendre au centre sportif B-Sports à Berchem Sainte Agathe, en attendant la version mobile qui viendra dans les rues vous faire essayer l’expérience.  

Ph. D.R

Un goût de trop peu

Mon avis ? Je suis sortie de là avec un solide goût de trop peu. Dès que les exercices ont commencé, j’ai senti mon cœur s’accéléré sous l’effet de l’adrénaline. Et puis c’est impressionnant de voir à quelle vitesse le cerveau s’adapte : le troisième exercice consistait à retrouver trois balles parmi une dizaine, toutes en mouvement. D’entrée de jeu, je me dis que cela ne va pas être possible car comment se concentrer sur trois objets en mouvements en même temps ? Quand le prestidigitateur vous demande de retrouver une carte sur trois, c’est faisable. Mais trois sur dix ? Et puis, mon cerveau s’est adapté et j’ai réussi à retrouver les trois balles ! Cela fait prendre conscience de l’immense travail que le cerveau accompli sans que l’on n’en soit conscient et cela m’a donné confiance en lui.

Au bout de dix minutes, à mon grand regret, j’ai dû quitter le vaisseau. Vu l’énergie que j’avais en fin de séance, il est évident que si l’appareil était installé à la salle de sport près de chez moi, j’aurais été, dès le lendemain, continuer mon entraînement. Un vrai « shoot » neuronal !

www.bsports.be

Lucie Hage