[Jeu vidéo] Test : Metro Exodus – Bien plus qu’une claque graphique

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Six ans après Metro Last Night, la saga Metro développée par le studio ukrainien de 4A Games et basée sur les romans de l’écrivain Dmitri Gloukhovski est de retour avec Metro Exodus, un opus chargé de clôturer cette trilogie marquante et réussie.

Comme son nom le laisse entendre, Metro Exodus sera l’histoire d’un exode. Fini donc les tunnels sombres du métro moscovite. Metro Exodus est l’épisode de l’ouverture. Et même si on ne peut pas encore tout à fait parler d’open-world, l’aventure vous fera voyager à travers les plaines de la Russie, dans un univers post-apocalyptique dévasté par une attaque nucléaire et rempli de mutants et de factions ennemies.

On se retrouve dans la peau d’Artyom, le héros de la saga. Avec ses partenaires, il va embarquer à bord de l’Aurora, un immense train à vapeur, pour quitter le métro de Moscou et partir à la recherche d’un endroit non irradié où la bande pourra s’installer. Le scénario de Metro Exodus repose sur ce voyage d’un an. Le joueur traversera les quatre saisons de l’année et découvrira des univers très variés, des marécages au désert en passant par des forêts luxuriantes.

Une claque graphique

Tous ces environnements brillent par leur diversité mais aussi par leurs graphismes. C’est simple, Metro Exodus est la première claque graphique de 2019. Le jeu est visuellement superbe. Il offre des panoramas à couper le souffle et des effets de lumière de toute beauté. Du moins,  c’était le cas sur la version 4K HDR que nous avons testée sur Xbox One X. Si les possesseurs d’un PC assez puissant et d’une PS4 Pro devraient obtenir un résultat semblable, voire encore plus beau sur PC, ceux qui jouent sur PS4 ou sur Xbox One normales ont des graphismes nettement plus décevants. Si la réalisation frise le sans faute, on soulignera quelques crashs survenus lors de notre partie. À cinq reprises, le jeu s’est complètement figé demandant de le redémarrer. Un conseil : n’hésitez donc pas à user et à abuser de la sauvegarde manuelle.

Au-delà de la richesse et de la variété des paysages, Metro Exodus nous a agréablement surpris par sa dimension humaine. Comme Red Dead Redemption 2 il y a quelques mois, le jeu permet de plonger dans la vie du camp, notamment lors des longs trajets en train entre deux destinations. Artyom peut écouter les récits de ses partenaires, se poser et jouer de la musique avec eux ou encore passer dix minutes à se griller des clopes en deux wagons tout en admirant le paysage défiler. Si vous préférez aller droit au but, soyez rassuré, tout ceci est facultatif.

Un réalisme poussé

Du côté du gameplay, Metro Exodus est comme ses prédécesseurs, un FPS post-apocalyptique réaliste et assez exigeant. Avec ses quatre niveaux de difficulté, il reste néanmoins accessible à tous. Mais avec ses nombreuses scènes gores, il ne s’adresse clairement pas aux plus jeunes. Metro Exodus est un jeu avec un niveau de réalisme et détails impressionnant. Les munitions sont rares. Il faut passer du temps à fouiller et à ramasser des pièces et des produits chimiques qui permettront d’améliorer et de personnaliser ses armes, de fabriquer ses munitions ou des kits de soin.

Dans les zones irradiées, il est indispensable de porter son masque et de remplacer les filtres chaque minute au risque de périr en quelques secondes. Il faut aussi penser à recharger manuellement sa lampe de poche pour ne pas se retrouver plongé dans le noir. Entre la gestion des munitions et des filtres du masque à gaz, Metro Exodus est un jeu qui peut se montrer assez exigeant, mais au final très gratifiant.

Plus ouvert, Metro Exodus est également plus long que ses prédécesseurs. Il nous aura fallu 19h de jeu pour atteindre le générique final. Comptez quelques heures de plus pour remplir toutes les missions annexes et découvrir tous les détails du jeu.

Tout n’est pas parfait

À l’heure où les mondes ouverts laissant une grande liberté aux joueurs sont rois, Metro Exodus détonne. Si cet épisode est nettement plus « ouvert » que les précédents, le jeu reste très dirigiste. Si le joueur dispose bel et bien d’une liberté d’approche, en privilégiant soit l’infiltration soit l’attaque, Metro Exodus reste un jeu très scripté où des phases de jeu se déclenchent automatiquement une fois franchi un certain endroit. Mais cela a aussi du bon, puisque ça permet de savourer pleinement l’ambiance travaillée et le scénario du jeu.

Enfin, cette rigidité se retrouve également dans le gameplay. L’agilité et le saut ne sont pas les points forts du héros. La conduite des quelques véhicules est au mieux ratée, au pire catastrophique. On regrettera plus particulièrement les quelques scènes où il faut obligatoirement se diriger à bord d’une barque et qui sont un vrai cauchemar. Enfin, les développeurs semblent avoir abusé de l’usage de la touche X sur Xbox (E sur PC et Carré sur PS4). Cette touche sert à tout, à monter et à descendre des échelles, à ramasser des ressources, à ouvrir des caisses et des paniers,… et finalement ce n’est pas si pratique que ça. On aurait aimé des mécanismes un peu plus variés et développés.

En conclusion

Metro Exodus vient clôturer en beauté cette trilogie venue de l’est de l’Europe. Cet opus brille par sa réalisation et son ambiance. Cet exode à bord de l’Aurora à travers la Russie est un voyage réussi et marquant mais n’est pas non plus sans défauts. Les phases de conduite en barque et une gameplay un poil trop rigide et dirigiste viennent quelque peu gâcher l’expérience.

Découvrez le story trailer :

Découvrez le trailer de lancement :

 

REVIEW OVERVIEW
Metro Exodus (PC, PS4, Xbox One)
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