Deux comités créés en France pour tenter d’expliquer la naissance de plusieurs bébés malformés

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AFP / P. Lopez

Deux comités ont été créés dans le cadre de l’affaire des bébés nés avec un bras malformé en France, l’un pour tenter de déterminer les causes des malformations, l’autre pour dialoguer avec les familles, ont annoncé mardi plusieurs ministères.

«Les résultats de ces travaux sont attendus pour le 30 juin 2019», ont indiqué les ministères français de la Santé, de l’Ecologie et de l’Agriculture dans un communiqué commun. La création de ces comités a été préconisée par l’Agence sanitaire Santé publique France et l’agence de sécurité sanitaire Anses, que le gouvernement avait chargées en octobre d’une enquête sur ces cas de malformations.

Un «comité d’experts scientifiques (CES)» devra « identifier et analyser les différentes hypothèses» pouvant expliquer les malformations, parmi lesquelles d’éventuelles expositions à des substances toxiques (alimentation, environnement, médicaments…). » Une première réunion du CES se tiendra début mars.

Un espace de dialogue

Parallèlement, un «comité d’orientation et de suivi (COS) a également été constitué». Sa mission: «assurer un espace de dialogue, d’échange et d’information avec l’ensemble des parties prenantes» (familles, associations de patients ou de défense de l’environnement, professionnels de santé).

Plusieurs cas groupés de naissances de bébés touchés par ce type de malformations ont été identifiés ces dernières années en France: dans l’Ain (est, 7 naissances entre 2009 et 2014), la Loire-Atlantique (ouest, 3 entre 2007 et 2008) et le Morbihan (ouest, 4 entre 2011 et 2013). En octobre, Santé publique France avait indiqué que les enquêtes n’avaient pas permis de trouver d’explication. Mais les inquiétudes dans les régions concernées avaient poussé le gouvernement français à lancer une nouvelle enquête nationale.