Profession : avitailleur

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Ph. AFP / J. GUEZ

Sans lui, l’avion ne décolle pas ! C’est l’avitailleur qui ravitaille l’appareil en carburant. Mais attention, ce « pompiste de l’air » doit respecter des règles très strictes !

L’avitailleur est chargé d’assurer le transport de carburant, qu’il aura au préalable réceptionné auprès d’un groupe pétrolier. Il effectue ensuite le ravitaillement de l’avion avant qu’il ne décolle.

C’est un métier qui nécessite beaucoup de minutie. L’avitailleur doit tout d’abord respecter les règles de sécurité en matière de transport de matières inflammables. Il va ensuite relier son camion à l’avion grâce à un petit oléoduc. La pression du kérosène doit être surveillée de près afin d’éviter une explosion de la tuyauterie des réservoirs. La moindre erreur peut se révéler catastrophique !

L’avitailleur ne quitte pas son ordinateur sur lequel il peut consulter à tout moment les données relatives à l’avion. Il est connecté au centre de répartition.
Mais ce métier particulier ne s’arrête pas là ! Le « pompiste de l’air » gère également les stocks de kérosène, ainsi que la maintenance des véhicules. Il est également chargé de vérifier la qualité du kérosène. Il va en prélever un échantillon à l’aide d’une pastille pour analyser sa couleur et s’assurer qu’il ne contient pas d’eau (car cela pourrait s’avérer dangereux en plein vol à -50°C).

Quelles compétences ?

En ce qui concerne les compétences à acquérir pour exercer un tel métier, il faut à la fois être en possession du permis C, parler anglais pour dialoguer avec les équipages et être habilité au transport des matières dangereuses. L’avitailleur est employé par un groupe pétrolier, c’est donc un prestataire de service.

Le métier d’avitailleur nécessite d’être en très bonne forme physique et de ne pas craindre le travail en extérieur et de nuit. Il exige également de la rigueur, de la concentration, de l’autonomie et une bonne résistance face au stress. Une formation spécifique est proposée par le Forem.