Tout le génie de Léonard de Vinci à Liège

72
Photo D.R.

Une exposition rassemblant plus de 120 maquettes réalisées sur base des dessins et carnets de notes de Leonardo da Vinci s’est ouverte au Musée de la vie wallonne, à Liège, à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort.

Il s’agit de la plus importante collection itinérante au monde, a indiqué Jean-Christophe Hubert, directeur artistique de l’exposition.

L’exposition « Leonardo da Vinci, les inventions d’un génie », créée à Liège, a été conçue par une équipe pluridisciplinaire composée d’ingénieurs, historiens, graphistes et artisans. Après avoir été présentée à Bruges, Istanbul, Antalya et Lyon, elle fait escale au Musée de la Vie wallonne, à Liège, jusqu’au 12 mai prochain, pour ensuite partir pour Barcelone.

Cette exposition s’articule autour de neuf modules qui, l’un après l’autre, retracent la vie de Leonardo da Vinci en épinglant ses nombreux centres d’intérêt et démontrent ainsi pourquoi on le qualifie de génie de la Renaissance.

En entrant dans l’espace d’exposition, les visiteurs découvriront différents mouvements relativement simples, qu’ils pourront manipuler, que Leonardo da Vinci a utilisés dans les machines qu’il a inventées. Il a ainsi imaginé des engins de guerre, de défense et d’attaque, ou encore des machines liées à l’eau et à l’air, comme des machines volantes en s’inspirant longuement du vol et de l’anatomie des oiseaux.

Des machines créées pour l’occasion

Toutes les machines exposées ont été créées sur base des dessins et carnets de notes de Leonardo da Vinci. « Aucune des machines qu’il a inventées n’a été conservée et, parfois, certaines inventions n’ont même jamais été réalisées », souligne Jean-Christophe Hubert.

« Et parmi les machines qui ont vu le jour, il y a notamment l’écluse. Ce n’est pas lui qui l’a inventée mais il l’a améliorée. Pour résoudre le problème de pression qui se posait à l’époque, il a imaginé ajouter une petite vanne, appelée vanne papillon, que l’on utilise encore aujourd’hui. »

Cette exposition montre par ailleurs que Leonardo da Vinci s’est aussi intéressé à l’anatomie humaine, notamment à la position du foetus dans le corps d’une femme enceinte en faisant des comparaisons avec l’anatomie animale, ainsi qu’aux astres.

Ce qui permet au Musée de la vie wallonne de faire le lien avec sa collection de près de 600 instruments scientifiques léguée par le poète symboliste anversois Max Elskamp. Il s’agit essentiellement de cadrans solaires, d’astrolabes, d’instruments de topographie, de météorologie et de navigation. Une cinquantaine de pièces ont été sélectionnées et sont ainsi exposées pour la première fois.

Au-delà de ses inventions moins connues du grand public, Leonardo da Vinci est surout l’auteur de La Joconde ou encore de La Cène. Une reproduction de 8 m sur 4 de la copie de l’originale, conservée à l’abbaye de Tongerlo, y est à admirer.

« La Dernière Cène est plus célèbre que La Joconde. Réalisée à la fin du 15e siècle, elle révolutionne la manière de représenter ce sujet car, au lieu de représenter le moment habituellement choisi qui est l’eucharistie, elle évoque le moment dramatique où Jésus annonce que l’un des siens va le trahir », explique Laure Fagnart, chercheuse qualifiée FNRS/ULiège.