La Standard s’offre le ‘Clasico’

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Belga / Jasper Jacobs

Après la défaite, 1-0 à La Gantoise, lors de ses débuts officiels à la tête de l’équipe anderlechtoise, Fred Rutten se voyait proposer un déplacement encore plus difficile, dimanche au Standard, dans le cadre de la 24e journée de la Jupiler Pro League.

Mais il avait entre-temps fêté une (courte) victoire, 2-1, contre l’AS Eupen, accueilli un renfort présumé de choix avec l’arrivée de Yannick Bolasie (sur le banc au coup d’envoi), et surtout eu l’occasion d’encore mieux connaître ses joueurs et leurs aptitudes.

Malgré tout cela les choses n’ont pas mieux tourné pour lui qu’à la Ghelamco Arena, ou à peine. Néanmoins, ceux qui s’attendaient à voir les mauves plier d’emblée sous une tempête rouche, ont été détrompés. Peut-être parce que le Standard n’avait pas prévu d’emballer le match dès le coup d’envoi.

Zakaria Bakkali a même contraint Guillermo Ochoa à se détendre à la 17e. Mais Thomas Didillon fut à son tour obligé de s’employer pour empêcher Gojko Cimirot de conclure victorieusement une action remarquablement orchestrée par Mehdi Carcela (21e). Ce n’était cependant que partie remise car le candidat malheureux au soulier d’or a, dans la minute suivante, offert l’ouverture du score à Razvan Marin (1-0, 22e).

Il ne fallut cependant que six minutes à Anderlecht pour rétablir l’égalité via son capitaine Sven Kums, qui transforma en effet magistralement un coup-franc, après une faute de Collins Fai sur Bakkali (1-1, 28e).

Didillon préserva cet acquis en sauvant du pied devant Renaud Emond (40e). Anderlecht développa ensuite une fort belle action sur le flanc gauche. Ivan Obradovic centra parfaitement, mais Ivan Santini conclut de la tête dans les bras du gardien (43e). Bref les mauves avaient au moins tenu le coup jusqu’au repos (1-1).

Le Standard a pressé à la reprise.

Mais c’est une action partie du milieu du terrain, lorsque Emond profita d’un raté d’Edo Kayembe pour lancer Maxime Lestienne en profondeur, qui aurait dû lui donner l’avantage.

L’ancien mouscronnois galvauda cependant cette occasion 36 carats. On savait que beaucoup allait dépendre de Carcela dans ce Clasico, mais lui même ne se doutait pas que l’assistance-video (VAR) allait faire annuler son bijou de goal à la 61e.

Le tir en or que le Marocain décocha du pied droit, après avoir effacé Kara, n’avait en effet laissé aucune chance à Didillon. Mais la caméra avait au préalable enregistré une faute de Kostas Laifis sur Bakalli, et Lawrence Visser annula le point. Fureur de Michel Preud’Homme, aussitôt renvoyé pour la Xeme fois en tribune assise.

Adrien Trebel, Yannick Bolasie, Orlando Sa et Alen Halilovic entrèrent ensuite successivement au jeu pour tenter de faire la différence.

Mais c’est le capitaine rouche Paul Mpoku, parti à la limite du hors-jeu, qui inscrivit le fort joli but de la victoire à la 89e minute, après s’être joué de Kara comme à l’entraînement (2-1, score final).