2018 n’a pas été qu’une catastrophe pour l’environnement

Ph. Belga

L’année écoulée n’aura pas toujours été rose pour la planète: résultat décevant de la COP, nouvelle hausse des émissions de CO2, sécheresses et inondations un peu partout dans le monde… Quelques bonnes nouvelles sont pourtant à mettre à l’actif de cette année.

Belgique: Des cantines durables

Plus de 100 cantines collectives de Wallonie se sont engagées, au travers d’un «Green Deal» avec la Région wallonne, à faire la promotion d’une alimentation durable. Après des mois de discussions, l’accord a été formalisé début janvier. Ensemble, les 113 signataires du «Green Deal» représentent 80.000 repas sur les 200.000 servis chaque jour dans la restauration collective en Wallonie. Durant les trois années à venir, les cantines impliquées intégreront progressivement de nouvelles pratiques en faveur de l’environnement, de la santé et de la transition écologique. L’objectif est que 30% des repas qui y sont servis soient composés d’aliments issus de l’agriculture biologique et locale. Les établissements s’engagent également en faveur de la réduction du gaspillage et des déchets, ainsi que de l’inclusion sociale.

Belgique: Des banques se bougent pour le climat

En mai, KBC a décidé de mettre un terme à tous ses investissements dans les mines et centrales à charbon. Pour l’ONG Greenpeace, il s’agit là d’un grand pas pour l’environnement. Cette décision aura notamment un impact en République tchèque, ou de nombreuses terres sont menacées par l’expansion minière. Des militants tchèques étaient d’ailleurs venus protester à Bruxelles. BNP Paribas, Belfius, et ING avaient déjà annoncé mettre un terme à leurs investissements les plus polluants.

Belgique: Le climat devient un enjeu majeur

Longtemps, on a accusé les élus de ne pas prendre en compte les questions climatiques. Cela pourrait changer en 2019. La Marche pour le climat du 2 décembre a attiré 75.000 personnes dans les rues. Cela a eu un impact dans les partis politiques qui étaient jusque-là un peu moins sensibles à ce problème. Même au sein des partis les plus récalcitrants, des voix s’élèvent pour faire de la lutte contre le changement climatique une priorité.

Russie: Deux nouveaux parcs naturels

Le gouvernement russe a annoncé début 2018 la création d’un nouveau parc naturel, celui des Ladoga Skerries, en République de Carélie. La zone s’étend sur 122.000 hectares et se compose de grandes îles boisées aux rochers polis par les vagues. On y trouve encore des aigles et des phoques annelés du Ladoga, une espèce en voie de disparition. Cet été, c’est la forêt unique de Dvinsky, au cœur de la Russie, qui a, à son tour, été protégée.

Pologne: La forêt de Bialowieza préservée

La forêt de Bialowieza était menacée par l’appétit des industriels du bois. En avril, la justice européenne a estimé que les autorités polonaises avaient violé le droit européen de l’environnement en autorisant les coupes prévues dans la forêt. Elle a ordonné à Varsovie de suspendre les autorisations. La société civile polonaise s’était mobilisée pour préserver cette forêt, l’une des dernières forêts primaires d’Europe.

Antarctique: Du répit pour le krill

Le krill est une microcrevette qui peuple les eaux de l’Antarctique. C’est une source de nourriture importante pour les baleines, les manchots, certains poissons… Il contribue également à piéger le carbone au fond des océans, puisqu’il se nourrit de phytoplancton. Or, la reproduction du crustacé est menacée par le réchauffement climatique et la pêche. L’engagement d’une série d’industriel du secteur à «réduire leur impact sur la biodiversité de l’océan Antarctique» est donc essentiel pour limiter l’impact du réchauffement climatique. (cg)