Carburants, fiscalité… Tout ce qui change en 2019 pour votre voiture

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L’actualité automobile brûlante qu’est le Salon de l’Auto de Bruxelles est aussi traditionnellement l’occasion de faire le point sur ce qui change sur le plan légal et fiscal…

On attendait un nouveau régime fiscal automobile à Bruxelles pour 2019, mais le sujet est si lourd, et les premières ébauches de réformes si polémiques (risque de surtout pénaliser les faibles revenus) que le sujet sera probablement traité par la prochaine législature.

En Wallonie, on planche aussi sur une réforme, l’ULg et l’ULB ont émis des pistes mais rien de concret ne se dessine dans l’immédiat. Enfin en Flandre, une taxation au kilomètre gagne en popularité mais là encore, on n’en est qu’aux premières discussions.

LEZ

Le changement pour 2019, c’est à Bruxelles qu’il faut le chercher, et il concerne la LEZ, ou zone à basses émissions. Les véhicules diesel « Euro zéro » et Euro 1 étaient interdits dans les 19 communes depuis le 1er janvier 2018.

Depuis ce 1er janvier 2019, les diesels Euro 2 (avant 2001) le sont aussi, et pour la première fois, les véhicules essence sont concernés, en l’occurrence les véhicules jusqu’à Euro 1, donc avant 1997.

Une période de tolérance de trois mois est prévue, après quoi les premières amendes de 350€ seront envoyées. Pour rappel, les véhicules immatriculés en plaque « O » (oldtimers) ne sont pas concernés par l’interdiction.

Marché, le diesel s’effondre

Les chiffres 2018 viennent d’être publiés et ils sont implacables: le diesel perd de plus en plus de parts de marché chez nous! C’est la Febiac (fédération automobile belge) qui le dit, le diesel représentait encore 47% des ventes, un an plus tard ce n’est plus que 35%!

Une dégringolade entamée voici déjà deux ans mais qui semble s’accélérer. Qui en profite? C’est, très largement l’essence qui passe de 48 à 58%, là aussi en une seule année. Pour quelle motorisation faut-il dès lors opter? Un petit tour s’impose…

Essence

Aussi bien au niveau de l’achat et de l’usage, un véhicule essence est plus intéressant qu’un diesel pour une distance annuelle de 25/30.000 km/an.

Même s’il consomme un peu plus (de 1 à 1.5l/100 km pour une voiture moyenne), il est de 1.500 à 2.000 € moins cher à l’achat et la différence croissante au niveau de son prix au litre (+/- 15 centimes/litre) joue en sa faveur.

Cependant, il faut relativiser car les SUV et autres 4×4 demeurent toujours intéressants en diesel en raison de leur taille et de leur poids qui font exploser leur consommation (9-10 litres, voire plus) en mécanique à essence.

Diesel

Depuis quelques mois maintenant, le diesel fait l’objet de toutes les critiques. Il faut cependant raison garder et rappeler que les derniers moteurs sortis respectent tous les normes « Euro6 » et suivantes, les plus sévères qui soient.

À puissance égale, le diesel émet moins de CO2 que ses homologues à essence puisqu’il consomme moins, son rendement est meilleur. Évidemment les taxations actuelles le rendent moins attrayant qu’auparavant (voir essence).

Hybrides et plug-in

En Wallonie et à Bruxelles, les voitures hybrides et Plug In ne bénéficient pas vraiment d’abattements fiscaux pour les particuliers si ce n’est que leur fiscalité est calculée sur le nombre kW du moteur thermique.

Les hybrides sont tout de même favorisées en Flandre grâce à une fiscalité orientée sur la consommation et l’impact du véhicule sur l’environnement. De plus, les voitures dont les émissions sont situées en dessous des 50g/km se voient dispensées de la taxe de mise en circulation et de la taxe annuelle.

Électrique

De tous les modes de propulsion, l’électricité est celle qui bénéficie le plus d’avantages fiscaux, surtout en Flandre. Dans le nord du pays, les véhicules électriques sont exemptés de taxe de mise en circulation et de taxe de circulation.

En Wallonie et à Bruxelles, cette dernière est ramenée à un montant forfaitaire et minimum de 82.10 €. Quant à la TMC, elle est fixée à 61.5 €. Autre particularité, la Flandre propose une prime d’achat variant de 2.000 à 4.000 € suivant le modèle choisi. En Wallonie et à Bruxelles, il n’existe rien de tel!

LPG/CNG

Le LPG fut populaire, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui malgré le fait qu’on trouve encore aujourd’hui plus de pompes LPG que de CNG (c’est un des défauts de ce dernier). Depuis quelques années, le CNG prend le pas et ce n’est pas un hasard…

D’abord, son installation se fait en usine, les réservoirs de CNG sont aussi mieux intégrés. Surtout, le bilan écologique penche en sa faveur: -27% en C02 par rapport à l’essence et moins -60% de NOx par rapport au diesel.

Pratiquement pas de particules fines non plus. Pour nous, le CNG est clairement l’une des meilleures solutions! Questions taxes, le LPG bénéficie d’une taxe de mise en circulation réduite à Bruxelles et en Wallonie.

La surtaxe liée à l’utilisation du gaz de pétrole liquéfié est la même partout: de 89,16 à 208,20 € en fonction de la cylindrée et de la puissance fiscale. Pour le CNG, la donne est différente.

En Flandre, vous ne payerez ni TMC, ni taxe de circulation pour les voitures jusqu’à 11 CV fiscaux. En Wallonie, rien si ce n’est une prime de 500 € octroyée par les gestionnaires de réseau Ores ou Resa. Quant à Bruxelles, n’espérez rien du tout!