Tricoter, c’est bon pour la santé

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De plus en plus prisé des adeptes du DIY, le tricot a pourtant d’autres bienfaits qui pourraient avoir un impact sur notre bien-être au quotidien et même notre santé.

Impossible de ne pas se remémorer notre grand-mère armée de ses deux aiguilles, prête à confectionner pull, écharpe ou gants, lorsque l’on évoque le mot tricot. Aujourd’hui, l’activité reprend du galon auprès de la jeune génération. En témoignent les quelque 12 millions de photos référencées sous le hashtag ‘knitting‘ (‘tricotage’) sur Instagram.

Une activité qui séduit au point de se voir dédier une journée mondiale en France, au moins de juin prochain, ou de s’inviter auprès des grandes marques. En 2017, le fabricant de cristaux Swarovski s’associait en effet avec Cariaggi, fabricant de laine italienne et de maille, pour donner naissance à un fil du nom de ‘Chrysalis’.

Les bienfaits de la Tricothérapie

Outre le plaisir de créer quelque chose de ses propres mains, et de s’inscrire dans une autre pratique tendance qu’est le ‘Do It Yourself’ (le faire soi-même), c’est surtout le côté relaxant qui séduit de plus en plus de monde. Au point que l’on parle désormais de ‘tricothérapie’ pour désigner cette nouvelle activité à la mode. Selon les auteurs auteurs du livre ‘Tricothérapie: le tricot est le nouveau yoga’, ses bienfaits s’apparenteraient à ceux de la méditation ou d’une séance de sport. Les points répétitifs amèneraient les pratiquants à une certaine détente et permettraient d’aller encore plus loin vers le lâcher prise. Qui plus est, le tricotage réduirait l’hormone du stress et stimulerait les molécules du bien-être.

Une solution thérapeuthique?

Cette pratique a d’ailleurs été repérée par le corps médical. Selon le docteur Herber Benson, auteur de ‘The Relaxation Response’, et cité par le New York Times, une fois l’apprentissage initial du tricot dépassé, la relaxation procurée par le tricot permettrait de faire baisser la fréquence cardiaque et la tension artérielle. À Toronto, le programme ‘Knit to Quit’ propose des thérapies pour aider les personnes à arrêter de fumer via cette technique. Le tricot permettrait en effet de s’attaquer aux attitudes de dépendance comme l’habitude tactile de tenir une cigarette.

Mais selon l’étude menée auprès de 1.321 personnes âgées de 70 à 89 ans, par le Dr Yonas E. Geda, psychiatre à la clinique Mayo de Rochester dans le Minnesota, et publiée dans le Journal of Neuropsychiatry & Clinical Neurosciences, la pratique du tricot aurait également un autre effet. Les adeptes de cette occupation auraient en effet moins de chance de développer des troubles cognitifs légers et de perdre la mémoire.

Selon une autre étude réalisée en 2009 par l’Université de Colombie-Britannique auprès de femmes atteintes d’anorexie mentale, le fait de tricoter aurait également permis de booster leur estime de soi en atténuant leurs craintes et en les empêchant de ruminer sur leur problème.

Une autre recherche effectuée par Bertsan Corkhill, auteure du livre ‘Knit for Health & Wellness’ a de son côté mis en avant ses bienfaits auprès de personnes souffrant de douleurs chroniques. Ces dernières auraient vu leur sensibilité à la douleur réduite. Une méthode qui semble donc apporter un bien-être dont les répercussions auraient un effet sur la santé elle-même dans certains cas. Alors pourquoi ne pas se mettre au tricot pour apprendre à se relaxer et attaquer cette nouvelle année en beauté

Laura Sengler