Quand les trafiquants de drogue deviennent écolos

EITAN ABRAMOVICH / AFP

Vendre de la drogue tout en faisant un geste pour l’environnement, c’est possible. Un revendeur de Birmingham a fourni à son client de la cocaïne dans une ampoule plastique réutilisable, pouvait-t-on lire sur Metro.co.uk. 

Quelle a été la surprise d’un consommateur de cocaïne lorsque son dealer lui a proposé une dose dans une ampoule plastique réutilisable. A Birmingham, certains revendeurs n’hésitent pas à mêler business et écologie.

La production de cocaïne reste très mauvaise pour l’environnement

Habituellement, la cocaïne et les drogues de classe A (ecstasy, LSD…) sont vendues dans des sachets zippés. Pas forcément ce qu’il y a de plus durable pour la planète, puisqu’une fois la dose terminée, le pochon est jeté. En se munissant de contenant réutilisable, les consommateurs limitent leurs déchets et ainsi les chances pour que les plastiques se retrouvent dans la nature ou les océans.

Bien que l’emballage soit pensé de manière écologique, la production de cocaïne reste extrêmement nocive pour l’environnement. D’après une étude de 2011, publiée dans la revue “Environmental Science & Technology”, le puissant psychotrope aurait sa part de responsabilité dans la déforestation en Colombie. Comme le souligne Laliana M. Davalos dans Metro.co.uk, elle et plusieurs auteurs ont constaté que la proximité des parcelles de coca augmentait les probabilités de déforestation. Plus les zones cultivées étaient étendues, plus le risque de régression des forêts est fort.