Attentat au musée juif de Belgique: L’audience est suspendue

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AFP / J. Thys

L’audience a été suspendue vers 10h30, jeudi, au procès de Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer devant la cour d’assises de Bruxelles.

Les juges vont se pencher sur la demande de la défense de l’accusé de déclarer la constitution de partie civile de l’association française des victimes du terrorisme irrecevable. Les débats seront suspendus pour au moins une heure, a annoncé la présidente Laurence Massart. La lecture de l’acte d’accusation, objet principal de cette première journée du procès, n’a dès lors toujours pas commencé.

Plus de temps

« La question du droit de ma cliente à se constituer partie civile dans ce procès est une question qu’on ne peut pas traiter comme ça en deux minutes sur un coin de table », a réagi Me Guillaume Lys, l’avocat de l’Association française des Victimes du Terrorisme (AFVT).  Me Guillaume Lys a demandé à la cour de disposer de plus de temps pour répondre aux arguments de la défense de Mehdi Nemmouche. « La question n’avait pas été évoquée jusqu’à présent et hier (mercredi, ndlr) à 11h10, nous recevons des conclusions des conseils de Mehdi Nemmouche d’une dizaine de pages », a déploré Me Lys. « La question du droit de ma cliente à se constituer partie civile dans ce procès est une question qu’on ne peut pas traiter comme ça en deux minutes sur un coin de table », a-t-il dit.

L’avocat a par ailleurs rappelé qu’une loi du 20 décembre dernier, modifiant l’article 17 du code judiciaire, a formulé de nouvelles conditions concernant l’intérêt à agir d’une association dans une procédure pénale. Selon lui, une association qui poursuit un intérêt collectif peut désormais se constituer partie civile dans un procès. Dans le cas présent, l’AFVT poursuit l’intérêt de lutter contre le terrorisme, dont il est bien question dans ce procès, selon Me Lys.