Moins de demandeurs d’emploi en 2018

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PH. BELGA / LAURIE DIEFFEMBACQ

Actiris et le Forem ont sorti les chiffres de l’emploi à Bruxelles et en Wallonie pour le mois d’octobre 2018. L’occasion de comparer les chiffres de cette année à ceux des années précédentes.

Selon les dernières évolutions du chômage, on dénombre en Région bruxelloise 91.214 demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) à la fin du mois d’octobre 2018. C’est moins qu’en octobre 2017 (93.888) et 2016 (98.014). La diminution touche plus les hommes (-4,2 %) que les femmes (-1,3 %). Par rapport au mois d’octobre 2017, on constate que le chômage chez les jeunes a bien diminué, avec 719 demandeurs d’emploi en moins, soit une diminution de 6,8 %.

Entre 2017 et 2016, le chômage chez les jeunes avait déjà diminué de 8,2 %, selon Actiris. S’il y a de moins en moins de demandeurs d’emploi, Actiris constate qu’il y a également de plus en plus d’offres d’emplois. Rien que pour Bruxelles, les chiffres sont impressionnants et sont passés de 4.374 offres d’emploi en octobre 2016 à 8.957 en octobre 2018, soit environ deux fois plus.

Au niveau national, la tendance est similaire avec 24.138 offres en 2018 pour « seulement » 13.139 en 2016. En ce qui concerne les secteurs les plus porteurs, Actiris constate que « les offres en lien avec les fonctions d’employés administratifs arrivent en tête du classement. » Elles représentent à elles seules un dixième des offres reçues au cours de cette période. Viennent ensuite les domaines professionnels du commerce, de l’informatique et de la gestion.

En pourcentage, on apprend que le taux d’activité en Région bruxelloise, c’est-à-dire le rapport entre l’ensemble de la population active et la population en âge de travailler, est de 65,6 %. Le taux de chômage est lui de 13,8 %. Si le taux d’activité reste stable en fonction des années, le taux de chômage est en diminution, passant de 17,1 % en 2016 à 15,9 % en 2017 et 13,8 % en 2018. Au total, ce sont 66.468 personnes qui sont indemnisées par l’Onem à Bruxelles.

Géographiquement parlant, des fortes disparités existent également dans la capitale. Le taux de chômage est par exemple de 23,2 % à Saint-Josse-ten-Noode, mais de seulement 9 % à Woluwe-Saint-Pierre et de 9,9 % à Auderghem.

Et en Wallonie ?

En Wallonie, les chiffres sont aussi encourageants. On comptait environ 18.000 demandeurs d’emplois en moins en octobre 2018 par rapport à la même période en 2016 (211.650 pour 229.427). Si l’on regarde par rapport à 2014 (251.501), les résultats sont encore meilleurs. C’est la population de 40 à 49 ans qui est la plus active. À l’inverse, les 50 ans et plus et les moins de 25 ans sont plus souvent demandeurs d’emploi.

D’après les chiffres de Forem, 178.868 demandeurs d’emploi wallons ont la nationalité belge. 15.284 proviennent de l’Union Européenne et 17.498 personnes de l’extérieur de l’UE. Les personnes avec un diplôme du supérieur sont également beaucoup moins concernées par la recherche d’emploi que ceux avec un diplôme du secondaire (32.489 pour 171.087).

En ce qui concerne la répartition par province, on retrouve 11.716 demandeurs d’emploi dans celle du Luxembourg, 18.225 en Brabant wallon, 26.163 dans la province de Namur, 69.236 dans celle de Liège et 86.310 dans le Hainaut. Ces chiffres sont en amélioration dans chaque province, plus particulièrement dans celles de Liège et du Hainaut.

Enfin, en Wallonie, ce sont les hommes (109.619) qui sont plus concernés par la recherche d’emploi par rapport aux femmes (102.031). Ici aussi, la diminution est similaire entre les deux sexes.