La Belgique championne du monde de hockey

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Belga / S. Techy

Les Red Lions ont décroché la médaille d’or à la Coupe du monde de hockey, dimanche au Kalinga Stadium de Bhubaneswar en Inde. En finale pour le titre mondial, la Belgique, 3e nation mondiale, a battu 3-2 les Pays-Bas, classés 4e à la FIH, au terme d’une séance de shoot-outs digne des meilleurs thrillers. Au repos et à la fin du temps réglementaire les deux équipes étaient à égalité 0-0. Pour la première fois de l’histoire du sport belge, une discipline collective est championne du monde.

Toujours invaincue dans le tournoi après les six première rencontres, la Belgique a directement porté le danger du côté du cercle des champions d’Europe. Dès la 2e minute Simon Gougnard envoyait un revers en hauteur qui lèchait le poteau gauche de Pirmin Blaak, le gardien des Oranje, tandis que Tom Boon, bien positionné, ne parvint pas à dévier son envoi.

Les pénétrations dans le cercle se succédèrent mais sans ouverture du score dans le premier quart-temps. Les Pays-Bas prirent à leur compte la possession de balle dans le quart suivant, les hommes de Shane McLeod tentant d’apporter le danger en contre. Les actions s’amplifièrent, mais à chaque fois, les défenses, bien en place, écartaient les tentatives. Le premier penalty corner (pc) tomba à une minute du repos pour les Néerlandais.

La phase fut contrée par les défenseurs de Vincent Vanasch, peu mis à contribution jusque là. Dans les dernières secondes, un 2e pc fut contesté à tort par les Red Lions perdant ainsi le droit d’encore recourir à cet important outil qu’est l’arbitrage vidéo. Les deux équipes, avec pourtant deux des meilleures attaques du tournoi avec 22 buts chacun, rentraient donc dos à dos sur un score nul aux vestiaires.

Une récupération de balle de Victore Wegnez deux minutes après la reprise amena un tir de Thomas Briels, bien arrêté par Blaak. Les deux blocs continuèrent de s’observer. Sur une nouvelle action de Wegnez, Sebastien Dockier tira bien à côté. Dans la dernière minute Vanasch vit avec bonheur un tir de revers de Micro Prijser passé à quelques millimètres de son poteau droit.

Aucune des deux meilleures équipes européennes du moment ne trouva assez d’espace pour faire la différence dans le 4e et dernier quart. Sur une passe de Felix Denayer, Nicolas De Kerpel signait le dernier tir de la partie à deux minutes du terme, mais son envoi touchait le poteau extérieur de la cage néerlandaise. Après 60 minutes de jeu le marquoir indiquait donc toujours un nul 0-0. La Belgique les Pays-Bas allaient donc se disputer le titre mondial aux shoot-outs.

Arthur Van Doren et Felix Denayer manquaient les deux premiers essais belges, tandis que Jeroen Hertzberger convertissait le sien. Van Aubel et Wegnez rétablissaient ensuite l’égalité, avant qu’Arthur De Sloover ne pense avoir marqué le but décisif, mais un recours à la vidéo des Néerlandais remit tout en question. Qu’importe, Van Aubel y alla d’un deuxième shoot-out converti alors que le tir d’Hertzberger filait au-dessus de la cage de Vanasch.

Avec ce succès à l’arrachée, la Belgique décroche son premier titre mondial, après deux médailles d’argent continentales (en 2013 et 2017) et un titre de vice-champion olympique (en 2016 à Rio), marquant ainsi l’histoire du sport belge en devant la première équipe d’une discipline collective à devenir championne du monde.