Les médicaments antitabac ont la cote en décembre

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Belga / J. Hamers

Traditionnellement, les ventes de substituts nicotiniques connaissent un pic en décembre, constate la pharmacie en ligne Viata. Par ailleurs, les fumeurs semblent vouloir arrêter de plus en plus tôt.

Un Belge sur cinq fume, selon des chiffres de la Fondation contre le cancer. Cependant, ils sont 65% à vouloir arrêter. Alors qu’avant, les fumeurs envisageaient surtout d’arrêter entre 40 et 49 ans, «on assiste à une forte hausse des ventes de médicaments antitabac pour les 30-39 ans et les 60-69 ans», rapporte Gianni De Gaspari, co-fondateur de Viata.

Pour le psychologue et expert en accoutumance Paul Van Deun, cela est lié au fait que «les trentenaires entament souvent une nouvelle phase de leur vie: ils s’installent, construisent une maison, font des enfants, … Ils font également souvent du sport et, en raison de leur tabagisme, se heurtent à des difficultés physiques. Le tabac est en outre très cher et cette génération est plus que jamais consciente de ses effets néfastes sur la santé». Du côté des sexagénaires, ils commencent à ressentir des problèmes physiques: fatigue, toux, … «Cette génération plus âgée a encore du temps devant elle, mais perçoit les inconvénients du tabagisme. Arrêter constitue dès lors un choix délibéré afin de tirer le maximum des 20 prochaines années.»

Avec les fêtes de fin d’année viennent aussi les bonnes résolutions. Mais, selon le psychologue, mieux vaut se préparer que de décider impulsivement d’arrêter le 1er janvier. «Partir d’un sentiment d’impuissance ou d’une attitude fataliste – ’je n’y arriverai jamais’ – et accrocher votre wagon au train des bonnes résolutions, c’est généralement un signe de faiblesse», selon lui. «Mais si vous choisissez délibérément d’arrêter et attendez le 1er janvier avec impatience, cela peut marcher.»