Un festival très Méditerranée

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"Carmen & Lola"

La 18e édition du festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles débute ce vendredi et se déroulera jusqu’au 7 décembre principalement au Botanique et au cinéma Aventure ainsi qu’au Bozar et au Palace. 

Une soixantaine de productions en provenance du bassin méditerranéen seront proposées. Parmi elles, huit films en compétition internationale concourent pour les différents prix dont le Grand Prix, le Prix du Jury Jeune, le Prix Cineuropa, le Prix de la Critique et le Prix du Public. Cette édition propose sept films en avant-première qui sortiront dans les prochaines semaines dans les salles de Belgique.

En ouverture, l’avant-première du film « Carmen & Lola » de la réalisatrice Arantxa Echevarría emmènera les spectateurs dans une communauté gitane de la banlieue de Madrid. C’est là où vit Carmen, qui se voit destinée par tradition à se marier et à élever de nombreux enfants jusqu’au jour où elle rencontre Lola, une gitane qui rêve d’aller à l’université et qui aime les filles.

En clôture, « Tel Aviv on fire » de Sameh Zoabi ose amener légèreté et humour au sein du conflit israélo-palestinien en arrêtant un acteur à un check-point entre Jérusalem et Ramallah.

Un focus sur les jeunes

Une vingtaine de films apporteront un éclairage particulier au vécu des jeunes en Méditerranée, en abordant des thèmes tels que l’homosexualité, le décrochage scolaire, l’intégration dans la société ou encore sur le marché de l’emploi.

Avec « Amal », Mohamed Siam montre par exemple l’évolution dans une Egypte post-révolution d’une adolescente insurgée qui recherche sa place dans une société dominée par les hommes.

Le Maroc à l’honneur

Un Focus Maroc à l’occasion de l’hommage rendu aux productions culturelles marocaines par Wallonie Bruxelles International propose entre autres de découvrir le film « Sofia » de Meryem Benm’Barek, qui raconte le déni de grossesse d’une jeune femme de 20 ans, plongée dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage.

Jawad Rhalib interroge lui le fascisme islamiste et sa relation avec l’artiste dans son documentaire « Au temps où les arabes dansaient ».

La solidarité avec les migrants est aussi mise sous les projecteurs avec notamment « Libre » de Michel Toesca qui suit l’agriculteur français Cédric Herroux dans sa résistance citoyenne pour l’accueil des réfugiés et « Un paese di Calabria » de Shu Aiello et Catherine Catella, dans lequel des migrants kurdes qui échouent sur une plage d’un village du sud de l’Italie réhabilitent les maisons abandonnées et les commerces avec les villageois.

Avec 14 films au programme, Med in Belgium offre un reflet de la Méditerranée dans le cinéma belge. La section Panorama donne elle accès à un panel de films indépendants ou à petit budget.