Sur terre, sur mer et dans les airs, avec le nomade moderne Thomas De Dorlodot

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Ph. J. Stapels

Rêver sa vie et vivre ses rêves : voici le quotidien du parapentiste Thomas De Dorlodot. Club RTL consacre six émissions aux voyages du Brabançon, de sa traversée de l’Afrique au survol de la Polynésie française.

Voyager, rencontrer, et voler en parapente : voici les quelques mots qui suffisent à faire le bonheur de Thomas De Dorlodot. «J’ai découvert le parapente adolescent. Depuis, je fais tout ce qui est possible pour découvrir le monde depuis les airs», explique ce parapentiste professionnel. Après avoir débuté dans le ciel belge, il a rapidement senti le besoin d’aller survoler d’autres terres. Il se lance d’abord dans une traversée de l’Afrique, des Pyramides d’Egypte à l’Afrique du Sud, en passant par le Soudan et l’Ethiopie. «C’était fantastique», se souvient-il. «On a survolé des sites magnifiques, comme les chutes Victoria, rencontré des gens qui n’avaient jamais vu un parapente, observé des animaux depuis des véhicules aménagés qui nous servaient de camps de base…»

Ph. J. Stapels

Ce voyage, un des premiers d’une longue série, sera l’objet d’une des six émissions que Club RTL lui consacre chaque vendredi jusqu’aux vacances de Noël. Depuis, il a traversé des chaînes montagneuses comme les Alpes, les Pyrénées, ou encore le Karakorum, au Pakistan. Dans cette région éloignée de tout et à l’air très pur, il est monté à près de 7.500 mètres d’altitude, de quoi avoir «une vue magnifique sur des centaines de kilomètres à la ronde.»

«Je suis passionné»

Tout passionné de voyage se demandera immédiatement comment il est possible de découvrir le monde de la sorte grâce à sa passion. «La réponse est dans la question», sourit-il. «Je suis passionné, je consacre toute mon énergie pour réaliser mes rêves.» Adolescent, il profite de ses premiers vols pour prendre des photos aériennes des maisons de ses voisins, à qui il revend les clichés. Cette modeste affaire ne lui permettra pas de gagner sa vie, mais au moins de répondre aux premiers besoins de financement.

«J’ai envie de pousser chacun à réaliser ses rêves»

«Ma mère m’avait prévenu que je ne pourrais pas gagner ma vie en vendant de l’air», reprend-t-il. Pas effrayé par l’idée d’un avenir incertain, il s’entoure de photographes et cameramen qui immortalisent ses exploits dans le ciel. Les images qu’ils ramènent des quatre coins du monde ont de quoi faire pâlir d’envie les meilleures agences de voyage. «J’ai envie de partager les moments merveilleux que je vis», explique-t-il en montrant quelques photos où il survole les eaux paradisiaques de la Polynésie française. Fort de ces images qui feraient quitter leur domicile aux plus casaniers, il noue des contrats avec de grandes marques, qui financent ses voyages contre quelques photos et vidéos à couper le souffle.

 

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Le voilier Search

Le survol de la Polynésie marque un tournant pour cet enfant du Brabant wallon. «On avait un catamaran pour camps de base. Je me suis rendu compte du potentiel du bateau comme moyen de découvrir des endroits fabuleux», explique-t-il. Il ne lui en fallait pas plus pour rêver de vivre sur un voilier. Sa compagne accroche tout de suite à l’idée. Ni l’un ni l’autre ne savent naviguer. Mais cet aspect n’est pas un problème pour celui qui rappelle à l’envie que la vie commence là où termine notre zone de confort. «Quand il parle de ses envies, il a les yeux qui pétillent. Ça donne l’envie de de faire plein de chose, et confiance dans le fait qu’on va y arriver», explique Sofia Piñeiro, convaincue que rien n’est impossible.

«Tout le monde peut réaliser ses rêves à condition de s’en donner les moyens, quitte à prendre quelques risques», confirme Thomas De Dorlodot. «Dès qu’on a eu cette idée, on a passé notre diplôme de skipper. On a étudié à fond, ça nous a pris neuf mois. Une fois le diplôme en poche, on a pu lancer le projet Search: notre voilier est un camp de base qui nous permet de voyager à la recherche des plus beaux sites pour voler ensuite en parapente.»

Au cours de l’année écoulé, le couple a navigué entre la Méditerranée, les Açores, la Norvège, et les Canaries. Ces îles de l’Atlantique sont un petit paradis pour passer l’hiver, avec un climat plus qu’agréable (25°C en novembre), un magnifique parc naturel dans le creux d’un volcan pour randonner, et de superbes paysages à survoler en parapente. Le couple voyageur profite des ces expériences pour se faire la main sur bateau, développer leurs compétences de navigateur, et attendre la naissance du premier enfant. «Il sera le troisième membre de l’équipage. On l’attend pour poursuivre notre tour du monde. L’année prochaine, on se lance dans la traversée de l’Océan Atlantique.»

 

En voilier et en van

Thomas De Dorlodot a tout du nomade moderne. Il voyage pour gagner sa vie, en allant où il pourra réaliser des images pour ses partenaires. Un peu à la manière des premiers nomades, il quitte un endroit quand il estime en avoir fait le tour, quitte à y revenir un peu plus tard pour le voir avec un nouveau regard. A partir de ce printemps, il mettra entre parenthèse la vie de marin. «On va vivre en famille pendant quatre mois dans un van California aménagé, dans les Alpes», explique-t-il. Le véhicule sera en quelque sorte une prolongation du bateau, un autre moyen de vivre une vie de voyageur. Ces quatre mois lui permettront de préparer la Redbull X-Alps, une course de parapente qui réunit les meilleurs pilotes mondiaux pour un trajet de 1.200 km, entre Salzbourg et Monaco.

Ph. J. Stapels

Un bateau pour faire passer des messages

Il n’est pas un marin qui ne se s’inquiète de trouver de plus en plus de plastique en mer. L’équipage du voilier Search ne déroge pas à la règle. « On ne peut pas ne pas être sensible à la question de l’environnement quand on passe du temps dans la nature », explique Sofia Piñeiro, la co-skipper du voilier Search et compagne de Thomas De Dorlodot. «On réfléchit à comment s’investir à notre échelle. A terme, on aimerait que le Search puisse être une plateforme qui accueille des sportifs, des scientifiques… Toutes sortes de gens qui ont une communauté et un message fort à leur faire passer», explique-t-elle.

 

Club RTL diffuse ce soir à 22h15 la première de ses six émissions «Explore by Tom De Dorlodot», consacrées aux voyages du parapentiste. Destination la Turquie, et les fabuleux paysages de la Cappadoce.