[Jeu vidéo] On a testé Pokémon Let’s Go Pikachu sur Nintendo Switch

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Un an et demi après son lancement, la Nintendo Switch accueille Pokémon Let’s Go Pikachu/Evoli. Ces deux titres signent-ils un nouveau départ pour la saga Pokémon ? Après une dizaine d’heures de jeu, on vous dit tout sur cette sortie très attendue.

Les fans de Pokémon attendaient avec impatience l’arrivée de leur saga préférée sur Nintendo Switch. Ce vendredi 16 novembre, ils seront servis puisqu’il s’agit non pas d’un mais de deux titres qui débarquent sur la derrière console du géant japonais. Ne vous attendez cependant pas à de grandes différences entre ces deux versions. Elles se distinguent uniquement par votre Pokémon de départ, qui restera à vos côtés durant toute votre aventure. Comme le nom l’indique, dans Let’s Go Pikachu, c’est l’emblématique créature jaune qui est mise en avant, tandis que dans Let’s Go Evoli, c’est la mignonne petite boule de poils brune. À vous de faire votre choix !

L’influence de Pokémon GO

En lançant ce nouveau Pokémon pour la première fois, la nouvelle direction artistique saute aux yeux. On est évidemment bien loin des dernières versions sorties sur 3DS. Les graphismes sont soignés, mignons et colorés, et les Pokémons n’ont jamais été aussi bien reproduits. Deuxième constat : on remarque tout de suite que Pokémon GO est passé par là et son influence se fait ressentir. Tout d’abord, les Pokémon à attraper n’apparaissent plus par surprise, sans que le joueur puisse voir sur quelle créature il va tomber. En se promenant, on voit désormais directement le Pokémon apparaître sur son écran et cette nouveauté est plutôt bienvenue.

Le système de capture a également beaucoup changé et est largement inspiré de Pokémon GO. Dorénavant, lorsqu’on rencontre une bestiole, il ne faut plus se battre contre elle avant de tenter de l’attraper. Lors d’une rencontre, on se retrouve directement avec une Poké Ball à la main pour essayer de capturer l’animal sauvage. On peut alors tenter de l’appâter avec des baies ou de varier entre les différentes sortes de Poké Ball en fonction du niveau du Pokémon. Néanmoins, cela enlève beaucoup à la dimension stratégique et RPG des précédents opus.

Comme dans Pokémon GO, il faut « simplement » viser et lancer la Poké Ball sur le Pokémon au bout moment. Au départ, les joueurs confirmés risquent d’être déstabilisés par tant de facilité mais au fil des heures et des niveaux, la difficulté devient bel et bien présente. Par ailleurs, cette prise en main immédiate est parfaitement adaptée aux plus jeunes joueurs et aux gamers occasionnels. Pas de doute, au risque de décevoir les fans de la première heure aujourd’hui âgé de plus de 30 ans, Pokémon Let’s Go Pikachu et Evoli vise un nouveau public, plus jeune.

Un scénario très classique

Du côté du scénario, c’est simple, il tient sur un morceau de papier toilette. Votre jeune héros souhaite devenir le meilleur dresseur de Pokémon. Il devra en attraper le maximum, les faire évoluer et former son équipe idéale en variant les différents types de créatures en fonction de leurs capacités. Sur sa route, il croisera d’autres éleveurs de Pokémons prêts à en découdre mais aussi les membres de la fameuse Team Rocket. Chaque ville visitée, ou presque, dispose d’une arène. L’objectif est de battre chaque meilleur dresseur local pour obtenir son badge. Si la dimension stratégique est désormais absente de la capture des Pokémon, elle reste bien présente dans les combats. La gestion de son équipe, l’évolution des personnages et l’apprentissage de nouvelles attaques et capacités sont au cœur des affrontements.

Quelques nouveautés, plutôt anecdotiques, font également leur apparition. Un peu comme un Tamagotchi, il est possible de prendre soin de son Pokémon en le caressant ou lui donnant des baies. Il est également possible de personnaliser son personnage comme son Pokémon fétiche en les habillant avec des vêtements à acheter ou à débloquer.

Ultra répétitif mais addictif

Pokémon Let’s Go est rapidement extrêmement répétitif. Il alterne sans cesse entre les captures de Pokémon pour remplir son Pokédex et des combats contre d’autres dresseurs. De plus, cette opus n’intègre pas de nouveaux Pokémon et se « contente » de reprendre les 140 créatures des premiers épisodes de la saga. Et pourtant, la magie opère et le titre se révèle extrêmement addictif. On prend plaisir à former la meilleure des équipes pour gravir les échelons et à tenter d’attraper les Pokémon les plus rares. Du côté de la durée de vie, il faudra compter environ 30h pour boucler l’aventure en solo et bien plus pour celles et ceux qui souhaitent continuer à améliorer leur équipe et se lancer dans des combats en ligne ou en mode local.

Différentes manières de jouer

Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli est parfaitement adapté au concept hybride de la Switch et il existe plusieurs manières d’y jouer. La première méthode est de détacher un Joy-Con de la Switch. On peut ainsi utiliser la détection de mouvement de la manette pour lancer les Poké Ball. Ce n’est pas toujours très précis et évident à réaliser, mais cela ajoute de l’immersion au jeu. La deuxième méthode est d’y jouer en mode portable avec les Joy-Con attachés à la Switch. Cette manière est sans doute la moins originale, mais aussi la plus simple et la plus efficace. Malheureusement pour les possesseurs d’une manette Pro, celle-ci n’est pas compatible avec le jeu.

La sortie de Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli s’accompagne d’un étonnant petit accessoire : la Poké Ball Plus. Vendue séparément au prix d’une cinquantaine d’euros, cette réplique de la capsule qui permet de capture des Pokémon est bien plus qu’un simple gadget. Sa finition est exemplaire et grâce au petit joystick dont elle est équipée, elle devient une manette à part entière. Malgré le fait qu’elle ne dispose que de deux touches, il est possible de terminer le jeu uniquement en l’utilisant (et en la lançant pour attraper des Pokémon). Immersion dans l’univers des Pokémon garantie !

Parallèlement, Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli peut se jouer à deux joueurs, en coopération, simplement en utilisant les deux Joy-Con de la Swich. Enfin, le jeu peut se connecter avec l’application Pokémon GO, ce qui permet de transférer ou d’échanger des Pokémon.

En conclusion

En s’affranchissant d’une bonne partie de sa dimension RPG et en s’inspirant de Pokémon GO,  Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli s’adresse à un public toujours plus large. Malgré son côté extrêmement répétitif et l’absence de grandes nouveautés, il sera difficile pour les fans de Pokémon de ne pas tomber sous le charme de cet épisode, de sa direction artistique à croquer et des multiples façons d’y jouer.

Avec Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli, la franchise réussit son arrivée sur Switch. Cet épisode de transition pose les bases des futurs Pokémon. La suite ? Un vrai Pokémon RPG avec des nouvelles créatures et un nouveau système de combat attendu pour la fin de l’année 2019. En attendant, les plus jeunes ont de quoi s’amuser avec Pikachu, Evoli et tous les autres Pokémon de la première génération. (tw)

4/5

REVIEW OVERVIEW
Pokémon: Let’s Go, Pikachu/Evoli (Switch)
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