Starlink Battle for Atlas : La nouvelle licence d’Ubisoft vaut-elle le coup ?

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On pensait que les « jouets vidéo » étaient morts et enterrés. C’était sans compter sur Ubisoft qui, à l’approche des fêtes, dégaine « Starlink : Battle for Atlas ». Que vaut cette nouvelle licence ? Quelle est la qualité des jouets proposés ? Est-ce un jeu essentiellement destinés aux enfants ? On vous dit tout !

En 2011, Activision innovait en lançant Skylanders. Le principe ? Des figurines et des jouets qui prennent vie dans un jeu vidéo dès qu’ils sont posés sur une base relié à la console. Le succès fut énorme pour l’éditeur américain et il n’a pas fallu attendre très longtemps pour que le concept soit repris par d’autres éditeurs. En 2013, Disney Interactive Studios a suivi le mouvement avec Disney Infinity. Deux ans plus tard, c’était au tour de WB Games de rentrer dans la danse avec Lego Dimensions. Contrairement à Skylanders, ces deux jeux ont eu plus de mal à convaincre les foules et faute de succès, ces projets ont depuis lors été abandonnés. Quant à la franchise Skylanders, elle a été mise sur pause depuis le dernier épisode sorti en 2016.

Xbox, PS4 et Switch, des versions bien différentes

Alors qu’on croyait les « jouets vidéo », parfois également appelés « jeux jouets », dépassés, c’est au tour d’Ubisoft de donner un nouveau souffle au concept avec « Starlink : Battle for Atlas » disponible sur PS4, Xbox One et Nintendo Switch.

Le premier élément important à souligner est de faire la distinction entre ces trois versions. Le principe est identique : vous intégrez une équipe de pilotes interstellaires dont le but est d’empêcher le maléfique Grax de prendre le contrôle de la galaxie et de repousser la Légion des différentes planètes du système solaire Atlas. Sur PS4 et Xbox One, avec le pack de démarrage, vous incarnez Mason Rana. La version Switch se distingue grandement puisque Ubisoft a collaboré avec Nintendo pour faire revivre Star Fox. Les joueurs Switch incarneront ainsi Fox McCloud et piloteront son légendaire vaisseau, l’Arwing. C’est la version Nintendo Switch que nous avons testée et vu son contenu, c’est probablement la plus intéressante des trois.

Des jouets à la finition discutable

Vendu au prix conseillé de 80 €, le Starter Pack comprend la version physique du jeu sur Nintendo Switch, deux pilotes (Fox McCloud et Mason Rana), le vaisseau Arwing, deux armes pour équiper ce dernier et un support Joy-Con. Les figurines des pilotes sont très petites (environ 4 cm). Leur niveau de détail n’est donc pas très élevé. Les vaisseaux sont quant à eux beaucoup plus imposants (environ 15 cm de long). Néanmoins, ils sont fabriqués avec un plastique très léger et leur finition est plutôt décevante. On est loin de la qualité des Amiibo ou des figurines Disney Infinity et contrairement à d’autres « jouets vidéo », les figurines de Starlink ne donnent pas vraiment envie d’être collectionnées.

La connexion entre ces jouets et le jeu est bien pensée. Il faut insérer les Joy-Con de la Switch dans un support spécialement conçu. Le pilote et le vaisseau viennent se clipser sur le haut du support. Ce n’est pas fini puisque le vaisseau est modulable. Il est possible de retirer et d’ajouter des armes, ainsi que les ailes. Une fois que tout est monté sur le support, la prise en main est agréable et l’immersion est sympa puisqu’on tient entre les mains la combinaison vaisseau/armes/pilote que l’on pilote à l’écran. Ce support rend Starlink Battle for Atlas bien plus plaisant et immersif que les précédents jouets qu’il fallait poser sur une base. Concept de « jouets vidéo » oblige, il est possible d’acheter séparément des nouveaux vaisseaux ainsi que des packs d’armes et de pilotes. Bonne nouvelle, ces éléments ne sont pas indispensables et il est tout à fait possible de se contenter du kit du départ avec ces deux armes (feu et glace).

Perdu dans l’espace

Une fois tous ces éléments installés, place au jeu. Starlink Battle for Atlas est un jeu d’aventure aux multiples facettes. Toujours aux commandes de votre vaisseau, vous serez amené à effectuer un tas de missions aux quatre coins de la galaxie. Il y a beaucoup de combats spatiaux bien sûr mais le jeu fait également la part belle à l’exploration. Libre à vous de partir à la découverte des différentes planètes, d’y répertorier les différentes espèces présentes ou encore de récolter des ressources. Néanmoins, entre les campagnes principales, les missions annexes, l’amélioration des armes, du vaisseau et de son pilote, on se retrouve un peu perdu dans l’espace. Le jeu est parfois brouillon et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver et de savoir où aller.

En mode salon, les performances de la version Switch sont plutôt décevantes. La fluidité est là mais les graphismes et les textures paraissent vraiment datés. Après une première longue session de jeu dans cette disposition, notre constat était plutôt mitigé. Le concept a les arguments pour plaire aux plus jeunes joueurs mais si vous avez plus de 12 ans, Starlink Battle for Atlas n’est sans doute pas fait pour vous ! Par contre, force est de constater, que les vaisseaux, les combats et la grande liberté du monde ouvert font leur petit effet chez les enfants.

Un autre visage en mode « numérique »

Mais Starlink Battle for Atlas a plus d’une corde à son arc, nous avons pu le découvrir en y jouant en mode portable. Lorsque les Joy-Con sont attachés à l’écran de la Switch, il est possible de jouer en mode numérique. Starlink s’affranchit de ses jouets et devient un vrai jeu. Cette possibilité enlèvera sans doute ce qui faisait le charme de Starlink pour les plus jeunes. Mais pour les autres, c’est l’occasion idéale de découvrir le jeu sous un autre angle. En fonction de l’édition numérique choisie, il devient ainsi possible de choisir librement son vaisseau ainsi que son pilote parmi ceux disponibles. Même chose pour les armes, on peut s’équiper comme on le souhaite, sans avoir besoin d’acheter le jouet correspondant. Ce mode « numérique » est idéal pour profiter du jeu sans avoir à s’encombrer des jouets et c’est une bonne surprise. De plus, en mode portable, les graphismes sont beaucoup plus léchés et jolis que sur la télé.

Conclusion

Pas de doute, Starlink Battle of Atlas s’adresse avant tout aux jeunes joueurs. Ils découvriront un « jouet vidéo » sympathique et varié, faisant la part belle à l’exploration de planètes très différentes. Si vous avez plus de 12 ans, vous risquez d’avoir un peu plus de mal à adhérer au concept. La qualité des figurines et des vaisseaux ne poussent pas vraiment à les collectionner. Néanmoins, le mode « numérique » permettra aux joueurs plus âgés de laisser les jouets de côté et, sur Switch, de retrouver Starfox et ses potes dans une aventure spatiale sympathique.

Découvrez le trailer de gameplay :

REVIEW OVERVIEW
Starlink Battle of Atlas
SOURCEThomas Wallemacq