De nouvelles formes de sépultures seront bientôt autorisées à Bruxelles

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Le parlement bruxellois a donné vendredi son feu vert, à l’unanimité, à un assouplissement des règles en matière de funérailles et de sépultures pour autoriser, à terme, de nouveaux modes tels que l’humusation et l’aquamation, et l’inhumation des dépouilles mortelles dans des linceuls ou cercueils en carton. Le PTB et le Vlaams Belang se sont abstenus. Parmi les autres nouveautés du dispositif retenu, on relèvera l’extension à tous les cimetières de la capitale de la présence d’une parcelle multiconfessionnelle et la volonté de prévoir dans chacun d’eux une salle dédiée à la tenue de cérémonies funéraires neutres.

L’humusation est un processus contrôlé de transformation des corps par les micro-organismes dans un compost composé de broyats de bois d’élagage, qui transforme, en 12 mois, les dépouilles mortelles en humus sain et fertile. L’aquamation consiste à plonger le corps du défunt dans de l’eau chaude à (93°C) agitée et contenant des agents facilitant la dissolution des chairs, en quelques heures (de trois à quatre heures).

L’ordonnance adoptée vendredi accorde aux communes une plus grande autonomie pour créer des cimetières cinéraires dédiés exclusivement aux modes de sépultures liés à la crémation des corps et à la conservation et à la dispersion des cendres. A l’avenir, elles pourront délimiter des zones autres que le cimetière, comme des terrains publics, où les cendres des corps incinérés peuvent être dispersées, conservées où inhumées.

Par ailleurs, les communes devront réaliser un inventaire des sépultures d’importance historique locale sur une liste dont les critères doivent encore être fixés par le gouvernement bruxellois. « Cette ordonnance, qui fait l’objet d’un très large consensus au sein de l’assemblée, innove sur plusieurs points, en vue de répondre aux attentes légitimes de la population bruxelloise. Celle-ci délaisse de plus en plus l’inhumation au profit de la crémation, s’intéresse à de nouveaux modes de funérailles, et porte un intérêt grandissant aux types de sépulture situés dans des endroits plus proches de la nature que les cimetières traditionnels », a commenté vendredi le ministre-président Rudi Vervoort, dans le cadre du débat sur le projet d’ordonnance qu’il a porté.

M. Vervoort (PS) a par ailleurs indiqué qu’il avait écrit aux ministres flamands et wallons compétents afin de proposer des collaborations inter-régionales sur toutes les questions techniques et juridiques entourant les nouveaux procédés auxquels l’ordonnance ouvre la porte.

Source: Belga