Un soldat adopte le chiot qu’il a sauvé des décombres en Syrie

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Ph. D.R.

Les guerres regorgent d’histoires toutes plus atroces les unes que les autres. A de rares occasions, de belles histoires peuvent tout de même s’y dérouler.

Le britannique Sean Laidlaw en aura vu de toutes les couleurs lors de son déploiement en Syrie dans le cadre d’un contrat avec une société privée. Mais ce spécialiste du déminage n’en aura pas ramené que de mauvais souvenirs. Alors qu’il inspectait des bâtiments qui venaient d’être bombardés, il a entendu du bruit dans les décombres. Après avoir écarté quelques blocs de ciments, il a eu la surprise de trouver un jeune chiot, au côté de ses parents tués par les explosions et effondrements.

Il a baptisé le jeune berger asiatique Barrie. Au cours des mois qui ont suivi, celle-ci est devenue un compagnon indispensable pour Sean. « Barrie m’a gardé sain d’esprit », explique le démineur. « Travailler dans une zone de guerre, revenir au camp, rester seul dans votre chambre… Avoir un compagnon avec lequel j’ai pu jouer et m’entraîner m’a empêché de penser à tout ce que je voyais et faisais là-bas », explique-t-il. « Pouvoir rentrer au camp et l’entraîner pendant trois heures, l’emmener faire une promenade, des choses comme ça, m’ont vraiment distrait de l’endroit où j’étais. »

« J’ai peut-être sauvé la vie de Barrie, mais j’ai l’impression qu’elle a sauvé la mienne », raconte encore le soldat au Daily Mail.

Rapatriement compliqué

Un jour, alors que Sean était en permission au Royaume-Uni, il apprend que son contrat est rompu et qu’il ne retournera pas en Syrie. « Je devais être l’une des rares personnes qui étaient malheureuses de ne pas retourner à Raqqa », se rappelle-t-il. C’est que dans l’enfer de cette ville du nord syrien, l’attend Barrie. Il a alors fait des pieds et des mains pour rapatrier la chienne. Il aura fallu encore quelques mois pour la trouver et mener à leur terme les démarches administratives. Les deux amis se sont finalement retrouvés à l’aéroport Charles De Gaulle. Barrie avait bien grandi, mais elle a immédiatement reconnu son maître.