Robbie Williams : «Je dis ce que je pense et je l’ai toujours fait!»

AFP / V. Hache

Le chanteur britannique est revenu avec Metro sur son année incroyable, son expérience en tant que juge dans un concours de chant télévisé, les menaces de mort proférées à son encontre pour s’être produit en Russie et la drogue dans le monde de la musique.

Pour Robbie Williams, 2018 a été une année incroyable. Le chanteur britannique a fait une fois encore la une des journaux, après sa prestation à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde, et a décidé de participer à «X Factor» en tant que juge. La voix d’«Angels», au téléphone avec Metro, a souligné à quel point il apprécie son job dans l’émission de télévision.

«Cela fait 30 ans que je travaille et cela se résume à promo, album, tournée. Promo, album, tournée. Promo, album, tournée. Aujourd’hui, je suis assis sur une chaise à la télé pour juger des gens. C’est sympa. C’est beaucoup plus facile de juger des gens que d’être jugé. Cela m’a ouvert un tas de portes», déclare Robbie Williams.

Il est aussi revenu sur son passage en Russie, dont tout le monde a parlé, après qu’il ait fait un doigt d’honneur, diffusé dans le monde entier, devant une caméra de télévision. «Bien évidemment, c’était un honneur d’apparaître à la Coupe du monde. Mais mon majeur… Il y avait une raison pour laquelle j’ai fait ça. Mais je ne pense pas que cela ait encore de l’importance aujourd’hui…»

J’ai vu que vous aviez expliqué dans l’émission «This Morning» que c’était parce que vous n’aviez plus qu’une minute avant le coup d’envoi!

«J’ai dit ça? Non, non, non, je plaisantais. (rires) J’ai reçu des menaces de mort parce que j’allais chanter en Russie. Donc, je leur ai dit d’aller se faire f*. En fin de compte, ils ont demandé Robbie Williams et ils ont eu Robbie Williams.»

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Cette année, plusieurs médias ont parlé de votre santé mentale.

«Je n’ai jamais parlé de ce qui se passe dans ma tête. Ce n’était pas chouette pour moi et je ne vais certainement pas être du genre ‘maintenant, je vais dire au monde ce que je ressens’. Je donne des interviews depuis 30 ans et, dans au moins 20 d’entre elles, j’ai parlé de mes propriétés ou de mes problèmes.»

En tant que personnage public, pensez-vous avoir une certaine responsabilité vous incitant à devoir parler de ces problèmes?

«Non, pas du tout. Ce que j’ai fait, c’était partager davantage. J’ai beaucoup parlé aux gens de moi-même. Je ne le fais pas parce que j’ai une responsabilité. J’ai la responsabilité de représenter le monde comme je le vois, mais pas sous l’angle de la santé mentale. Je dis ce que je pense et je l’ai toujours fait!»

 

Vous étiez ami avec George Michael. Sa mort vous a-t-elle fait regarder les choses différemment?

«Il me manque comme il manque au monde. Comme aux fans. Je ne le connaissais pas tant que ça. Nous sommes sortis plusieurs fois dans les années 90 et c’était très chaotique, parce que nous l’étions tous les deux. Quand j’étais plus jeune, je pensais: ‘Si George le fait, moi aussi je peux le faire!’. Il a exercé une grande influence dans ma vie de plusieurs façons.»

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Vous êtes une star mondiale, mais vous avez aussi été l’idole pop des jeunes. Par rapport au décès de Mac Miller et à l’overdose de Demi Lovato, pensez-vous que l’industrie abandonne ses stars?

«Je ne pense pas que c’est l’industrie. Je pense qu’il y a une épidémie d’opium et c’est une crise. Aujourd’hui, les drogues sont pires et elles sont devenues plus merdiques. Avant, c’était la cocaïne et l’ecstasy. Aujourd’hui il y a beaucoup de drogues que les gens prennent et c’est une tragédie.»

Votre dernier album «The Heavy Entertainment Show», est sorti il y a deux ans. Vous avez aussi sorti un album avec des faces B et des raretés. Travaillez-vous à de nouvelles chansons?

«Je suis en train d’écrire un album de Noël pour l’année prochaine.»

Nicholas Townsend, MWN