Les entreprises flamandes recrutent, et parler le néerlandais n’est pas toujours indispensable

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En 2018, le Forem a reçu plus de 80.000 offres d’emplois par le biais de son homologue néerlandophone, le VDAB.  Il y en a pour toutes les qualifications, et il n’est pas toujours nécessaire de parler le néerlandais.

Certaines entreprises situées en Flandre connaissent de véritables problèmes de recrutement. Elles n’hésitent plus à aller démarcher de l’autre côté de la frontière linguistique, voir même de la frontière tout court, pour trouver les bons profils. Quelques 51.000 personnes vivant en Wallonie vont ainsi travailler en Flandre chaque jour.

C’est dans les provinces de Flandres occidentale et orientale que les problèmes de recrutement sont les plus criants. Les secteurs de la construction, de la logistique, de l’industrie agro-alimentaire ainsi que des titres services sont les plus demandeurs de main d’œuvre. « Il n’est pas toujours indispensable de parler le néerlandais », souligne le Forem. Dans le cas de postes peu qualifié, les travailleurs sont peu amenés à communiquer avec leurs collègues, et la langue n’est donc pas un handicap. Dans d’autres cas, les équipes sont déjà partiellement francophones. Les managers sont également habitués à ces situations et maitrisent souvent le français. Enfin, travailler dans une entreprise flamande est l’occasion de se confronter à la langue, et c’est souvent la meilleure solution pour apprendre quelques rudiments.

Début octobre, le Forem et le VDAB ont unis leurs forces pour encourager la mobilité interrégionale, à l’occasion de la « semaine du travail en Flandre ». On ne sait pas encore si cette édition a mis de nombreux résidents de Wallonie en route vers un emploi dans la région voisine. Mais l’an dernier, elle avait aidé plus de 27.000 Wallons à trouver un emploi en Flandre.