Une étude ne déconseille pas de continuer à fréquenter son ex

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Si vous avez déjà subi une séparation douloureuse, rares seront les amis qui vous conseilleront de refaire l’amour avec votre ex. Mais une étude scientifique parue cette semaine laisse penser que cette idée n’est peut-être pas si mauvaise.

Cette nouvelle étude, menée par une équipe de l’université américaine de Wayne State et des universités canadiennes de Western et de Toronto, visait à savoir si le fait de faire l’amour avec leur ancien partenaire empêchait les sujets à passer à une autre relation. Pour les deux premières études, les chercheurs ont suivi 113 participants qui avaient tous récemment subi une séparation et leur ont demandé de remplir un journal quotidien pendant un mois détaillant leurs tentatives de remettre le couvert avec leur ex-partenaire.

Deux mois plus tard, on demandait aux participants de remplir un questionnaire en ligne pour permettre d’évaluer leur attachement émotionnel à leur ancienne moitié. Au cours de la deuxième étude, des chercheurs ont demandé à 372 participants de rapporter leurs tentatives et leurs expériences sexuelles consommées avec leur ex, on leur demandait aussi s’ils se sentaient toujours liés à la personne. Les résultats, parus la semaine dernière dans la revue Archives of Sexual Behavior, ont montré que la plupart des participants qui tentaient de faire l’amour avec un ex arrivaient à leurs fins.

Les chercheurs ont aussi trouvé que les participants qui se languissaient d’un ancien partenaire étaient plus susceptibles de continuer à faire l’amour avec, probablement pour conserver une certaine intimité et un lien. Cependant, contrairement à la croyance populaire, il ressort de cette étude que le fait de faire l’amour avec un ex ne semblerait pas empêcher les personnes à se remettre d’une séparation, que ce soit au quotidien ou même deux mois après la fin de l’histoire.

Ces conclusions sembleraient aussi s’appliquer aux personnes nostalgiques de leur ancienne relation. Les relations sexuelles ne semblaient pas empêcher leur capacité à passer à autre chose ni ne les déprimaient. En réalité, cela leur permettait de se sentir plus positifs au quotidien. Bien que les chercheurs aient commenté que l’étude n’encourage pas forcément à continuer à faire l’amour avec son ex-partenaire après une rupture, la principale auteure, Stephanie Spielmann, ajouté que « cette étude suggère que les discours affligés de la société concernant les personnes qui tentent de coucher avec leur ex ne sont peut-être pas justifiés. » Elle a aussi ajouté que de plus amples recherches seraient nécessaires pour enquêter sur les conséquences des relations charnelles avec un ex sur la santé mentale des sujets et sur leur capacité à passer à autre chose.