Berlin ou l’utopie des années folles

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Photo MRAB

Plus de 200 oeuvres, provenant de 50 musées, institutions et collectionneurs privés, sont à découvrir à l’exposition ‘Berlin 1912-1932’ centrée sur les années folles de l’entre-deux-guerres, aux Musées royaux des Beaux-arts de Belgique.

« L’exposition va nous emmener dans un contexte fait de crises et d’utopies, de ravages et d’euphorie, et surtout d’un renouveau sans précédent », a expliqué Michel Draguet, directeur général des MRBAB. L’événement se veut aussi, dit-il, une réflexion sur le passé « dont les musées sont les gardiens ».

Otto Dix, Raoul Hausmann, Ernst Ludwig Kirchner ou encore Kasimir Malevitch sont autant d’artistes exposés pour mettre en avant « la transformation sans précédent » que vit la métropole à cette époque, traversée par les bouleversements sociaux, politiques et technologiques de l’après-guerre.

« C’est une période de foisonnement artistique à Berlin, où semblent ouverts tous les champs du possible », se réjouit la commissaire de l’exposition, Inga Rossi-Shchrimpf.

« De nombreuses oeuvres expriment cependant un pressentiment flou, comme un présage mystérieux de ce que l’Histoire révèlera par la suite. »

Quatre thèmes composent « Berlin 1912-1932 »: l’avant-garde urbaine et la guerre, la révolution et l’utopie, le mythe de Berlin et la crise.

Outre l’exposition, stages, performances, conférences, débats et visites-lectures sont organisés durant toute la durée de l’événement, notamment au sein du Cabaret-philo, « un endroit de rencontre et d’émulation artistique dans l’esprit des cabarets berlinois de l’entre-deux-guerres ».