Ecolo : « Nous représentons une alternative crédible »

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Belga / T. Roge

Au lendemain de son coup d’éclat aux élections communales, Ecolo se préparait hier à entrer dans près d’une soixantaine de majorités communales. Le coprésident du parti, Patrick Dupriez, se félicite de constater que les écologistes progressent pratiquement partout où ils étaient membres de la précédente majorité communale.

Les écologistes se sont déjà assuré trois bourgmestres à Bruxelles, et six en Wallonie. En espérez-vous d’autre ?

« Il est possible qu’on en décroche quatre ou cinq autres, nous sommes actuellement en discussions. C’est important, et c’est le signe de notre bon résultat de dimanche soir. Je retiens aussi que nous allons être présents dans une soixantaine de majorités. C’est 50% de plus que lors de la précédente législature. »

Etre membre de la majorité va garantir de nouvelles responsabilités pour les élus Ecolo…

« Cela va apporter une nouvelle visibilité à nos élus, et renforcer notre parti comme une alternative crédible et positive. Nous allons pouvoir agir concrètement pour mettre en place les solutions que nous proposons. Ces relais locaux sont très importants pour développer la politique en faveur de laquelle nous plaidons à un niveau plus large. »

De nombreuses communes où Ecolo était déjà dans la majorité voient le parti progresser.

« Quand nous sommes aux commandes, les citoyens en redemandent. C’est une très bonne nouvelle. C’est la preuve que les électeurs apprécient notre façon de faire de la politique, pas uniquement pour les gens, mais aussi avec les gens. On s’adresse aux jeunes, et de nombreux jeunes sont sur nos listes. Nous plaidons également pour une plus grande égalité entre hommes et femmes, et 70% de nos candidats élus sont justement des femmes. Nos électeurs veulent être considérés comme des partenaires, et non des gens à qui on rend des services en échange d’un vote. »

Comment expliquez-vous le large succès de dimanche soir ?

« Les raisons sont nombreuses, mais je retiens tout particulièrement le rôle des jeunes électeurs. Nous avons obtenu la confiance de gens qui votaient pour la première fois. Ce sont des citoyens qui veulent apporter une réponse locale à crise globale. Ce constat me rassure, car il témoigne d’une prise de conscience essentielle des enjeux environnementaux, alors que cette génération sera la dernière à pouvoir agir contre le réchauffement climatique. »

Dans certaines communes, Ecolo a fait le choix de s’allier au MR, alors qu’on l’attend souvent plutôt avec le PS…

« Les alliances se font en fonction des réalités locales. Il faut d’abord voir ce qu’il en est en matière de nombre de conseillers élus. Au-delà de cette question arithmétique, c’est aussi une affaire de personnes. On veut s’allier avec des gens avec qui on sait qu’on pourra travailler efficacement. Il faut, enfin, s’intéresser à l’historique de chaque commune. Il y a des communes où le PS est implanté de très longue date. Dans ce cas, s’allier avec un autre parti peut produire un changement plus fort, même si cette alliance n’est pas celle qui semble la plus évidente au premier abord. »