Des pistes à la ville, cocktail de sports d’hiver et de city-trips en Slovénie

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Généralement, quand les fans de sports d’hiver belges planifient leurs vacances, leurs regards se tournent automatiquement vers un pays proche. Pourtant, cela vaut la peine de regarder un peu plus loin que le bout de ses skis! Ajoutez-y un city-trip romantique à Ljubljana, et la Slovénie est une alternative payable et familiale.

Une First Lady américaine et un des meilleurs portiers du monde… Ces derniers temps, quand on parle de la Slovénie dans l’actualité, il y a de fortes chances que Melania Trump ou Jan Oblak y soient pour quelque chose. La première a mis en branle une machine de merchandising et attire des hordes de touristes, le second fait rêver les Slovènes dans le domaine du football avec ses prestations à l’Atlético de Madrid.

Si Tina Maze et Primož Roglič sont moins connus dans le reste du monde, ils n’en sont pas moins aimés par la population locale. Et ce n’est pas le fruit du hasard: ces ex-champions respectivement de ski alpin et de saut à ski sont les réclames publicitaires de la Slovénie en tant que pays des sports d’hiver.

«Pas petits, mais « boutique »»

Le fait que Primož Roglič ait depuis échangé ses skis contre un vélo de course ne nuit pas à la réputation de son pays. La Slovénie possède 49 domaines skiables, soit un total de 272 kilomètres de pistes. «Vous pourriez qualifier nos resorts de petits, mais nous préférons les appeler « boutique »», déclare Petra, notre guide, en faisant un clin d’œil. Elle veut dire par-là que les fans de sports d’hiver purs et durs resteront probablement sur leur faim, mais que les familles seront comblées à tous les égards. Et ce, pour un prix de maximum 35 euros par jour.

La station la plus populaire est celle de Krvavec, car elle ne se situe qu’à 22 kilomètres de l’aéroport de la capitale Ljubljana. Ce domaine comporte 30 kilomètres de pistes, à une altitude jusqu’à 1.971 mètres. Pour skier dans le plus grand resort du pays, vous devez prendre la direction du nord-est. Pohorje se situe près de la ville de Maribor et s’étend sur plus de 41 kilomètres de pistes. Vous y skiez ou faites du snowboard avec vue sur les deux plus grandes villes du pays, à une altitude jusqu’à 1.327 mètres.

Sueurs froides à la rampe de lancement

Un troisième resort populaire est celui de Kranjska Gora, qui se situe à la frontière avec l’Italie et l’Autriche. Les pistes couvrent ici une distance de 20 kilomètres et montent jusqu’à 1.295 mètres d’altitude. Les hôtels très proches et l’excellent rapport qualité-prix font de ce domaine le plus représentatif du caractère familial de la Slovénie.

La région est aussi connue pour Planica, la grand-messe du saut et du vol à ski. Dans cette vallée, plusieurs records du monde ont déjà été établis et la manche de la coupe du monde annuelle qui y est organisée attire à chaque fois les fans en masse. Sueurs froides garanties pour le visiteur moyen rien qu’au pied de la rampe de lancement! Heureusement, le site possède aussi un musée, où un simulateur vous fait voler dans les airs en toute sécurité.

Un paradis pour les amoureux de la nature

Une fois que vous aurez assouvi votre faim d’activités sportives, quittez Kranjska Gora pour faire un city-trip à Ljubljana. En chemin, faites halte à Bled. Cette petite ville est surtout connue pour son magnifique lac. En hiver, il gèle très profondément si bien que l’on peut y patiner, tandis que les sources d’eau chaude permettent d’y piquer une tête estivale. Son château sur la falaise – où vous pouvez manger tout en jouissant d’une vue impressionnante dans le réputé restaurant Jezeršek – mérite aussi qu’on s’y arrête, de même que l’église sur la petite île. C’est l’une des attractions les plus populaires du pays, qui vaut bien un bain de foule touristique.

Bohinj, à une trentaine de kilomètres, est bien plus calme. Le lac du même nom est le plus grand et le plus profond de Slovénie. Il est situé en bordure du parc national du Triglav et à deux pas de la plus haute montagne du pays. Un paradis pour les amoureux de la nature donc. «Pour être un vrai Slovène, vous devez avoir fait l’ascension de ses 2.864 mètres au moins une fois dans votre vie», indique la guide Petra en montrant le symbole national, qui doit son nom à ses trois sommets.

Une capitale jeune et verte

À Ljubljana, la nature cède la place à la ville. Néanmoins, «l’habitabilité» reste ici aussi un cheval de bataille. Bien plus qu’à une métropole, le centre névralgique de la Slovénie fait penser à un gros village. De plus, une zone sans voiture – qui ne cesse de s’étendre – y a été aménagée depuis plus de dix ans. Vous ne rencontrerez dès lors en rue que des promeneurs, des cyclistes, des transports en commun et des alternatives électriques. Le fait que Ljubljana ait été proclamée en 2016 Green Capital of Europe est donc totalement logique. C’est aussi une jeune capitale en ce sens que près d’un quart de ses 280.000 habitants sont des étudiants et que l’âge moyen oscille autour de 32 ans.

Les curiosités touristiques les plus connues à Ljubljana sont son château et les trois ponts sur la route de la vieille ville. Pas mal de bâtiments portent la marque de Jože Plečnik, un architecte natif de la ville. Trouver le point d’orgue idéal d’un voyage en Slovénie n’a rien de difficile: un café avec une part de potica. Le nom de ce cake roulé traditionnel, fourré aux noix ou au chocolat, signifie «beauté» en slovène, et ce n’est pas une coïncidence. Impossible d’y résister donc!

En pratique

– La distance entre Bruxelles et Ljubljana est d’un peu moins de 1.200 kilomètres.
Nous sommes partis de Charleroi avec Wizz Air jusqu’à l’aéroport Jože Pučnik à Ljubljana. Il faut compter 1 h 30 environ.