On a joué à Red Dead Redemption 2, la bombe de la fin de l’année

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C’est l’événement vidéoludique de cette fin d’année. Cinq ans après GTA V et après de multiples reports, Red Dead Redemption 2 sortira ce 26 octobre. Le jeu de Rockstar Games sera-t-il le hit annoncé ? À un mois de la sortie, nous avons pu mettre la main pendant quelques heures sur le jeu.

Direction Breda, aux Pays-Bas, dans les locaux de Take Two Interactive Benelux pour une session de gameplay exclusive. À 30 jours de la sortie, nous avons eu l’occasion de jouer sur PS4 Pro, à une version proche de la version finale. L’objectif de cette démonstration était d’avoir un aperçu des mécanismes du jeu et du fonctionnement du monde ouvert.

Visuellement superbe

Comme le premier opus, Red Dead Redemption 2 propose une immersion totale dans le Far West, à la fin du 19e siècle. On y incarne Arthur Morgan, membre d’un gang de bandits. L’open world est énorme avec une carte qui s’annonce de la taille de celle de GTA V. On y retrouve paysages variés, en passant des sommets enneigés à des grandes étendues sauvages mais aussi de nombreux campements et des petites villes, sans oublier les trains à vapeur qui sillonnent le pays. Ambiance western garantie. Ce monde grouille de vie et d’activités. La météo et le cycle jour/nuit évoluent de manière dynamique. Les animaux sauvages sont omniprésents. Chaque habitant, et il y en a des milliers, semble avoir sa propre personnalité et une intelligence rarement vue pour des PNJ (personnages non jouables).

Notre première rencontre avec Red Dead Redemption 2 (RDR2) a été visuelle. À ce niveau, le jeu de Rockstar atteint des sommets et devrait devenir une nouvelle référence. Au-delà de la beauté des panoramas, la visibilité au loin est hallucinante. Les textures sont magnifiques. Les effets de la marche dans la neige ou de l’eau qui s’écoule dans les ruisseaux est bluffant. Aucun doute, les équipes de Rockstar maîtrisent parfaitement la nouvelle génération de consoles et RDR2 proposera une vraie claque graphique.

Comme dans GTA, la liberté offerte aux joueurs sera au cœur du jeu avec une trame principale mais aussi une multitude de missions et d’activités annexes. Nous avons ainsi assisté à une mission au cours de laquelle Arthur Morgan et sa bande préparent l’attaque d’un train à vapeur. L’occasion de voir que le jeu sera parfois très scénarisé, avec des cinématiques et des scènes d’action à couper le souffle. La bande de brigands devra coopérer pour survivre et voler le maximum d’argent. Une place importante sera également laissée aux choix effectués par le joueur. Des choix moraux qui influenceront les missions et l’histoire de Red Dead, nous promet-on chez Rockstar.

Le souci du détail

Mais plus que l’histoire, nous avons pu découvrir l’importance accordée aux détails dans le jeu. Par exemple, après voir abattu un animal sauvage, nous l’avons dépecé. Arthur a ensuite la possibilité d’embarquer la peau avec lui et de la placer à l’arrière de son cheval. En l’emportant chez un tanneur, il pourra l’utiliser pour fabriquer des vêtements par exemple. Quant à la carcasse de l’animal, s’il la laisse dans la nature, elle se décomposera peu à peu et attirera des vautours. Arthur peut également l’emporter pour l’apporter chez un boucher. La qualité de la viande dépendra alors de la manière dont a été abattu l’animal et du laps du temps qui s’est écoulé depuis son abatage.

Ce souci du détail se retrouve dans l’apparence d’Arthur, dans ses vêtements, sa propreté mais aussi dans sa pilosité faciale. Sa barbe pousse peu à peu et quand il passe chez le barbier, il lui proposera des « coupes » en fonction de la longueur de sa barbe. Quand Arthur est trop sale, il peut aller se payer un bain dans un motel de la ville afin d’être plus présentable. Il a même la possibilité de prendre une version « Deluxe ». Venant de Rockstar, on vous laisse imaginer ce dont il s’agit ! La personnalisation est extrêmement présente dans RDR2 que ce soit dans l’apparence du héros, de sa fidèle monture ou de ses armes que le joueur pourra par exemple faire graver pour les rendre uniques.

Une maniabilité parfois déroutante

Enfin, concluons cette preview en parlant de la jouabilité. La touche L2 est primordiale dans RDR2. En la maintenant enfoncée à proximité d’un élément, elle déclenche l’affichage d’une série d’actions et d’interactions possibles, à choisir avec les touches Carré, Rond, Triangle ou croix. Cette technique demandera un petit temps d’adaptation car en appuyant sur L2 avec une arme à la main, le héros visera le personnage, ce qui vous l’imaginez peut déclencher d’importants quiproquos. Braquer un personnage plutôt que de lui parler pourrait donc avoir des répercussions importantes, surtout quand on sait que les choix ont des conséquences.

Ajoutez à cela, la maitrise de la fonction « Dead Eye », héritée du « bullet time » de Max Payne, en appuyant sur R3, le marquage de plusieurs ennemis à la fois avec R1, le fait de pouvoir donner des ordres aux autres brigands de la bande, la possibilité de se mettre à couvert, d’appeler son cheval, de dégainer ou de ranger son arme,… et vous aurez une jouabilité complexe qui demandera bien plus qu’une session de quelques heures pour être maitrisée.

Du peu que nous en avons vu, Red Dead Redemption 2 est à la hauteur de nos espérances et il est clairement en lice pour être le meilleur jeu de l’année. Il pourrait bien également devenir la nouvelle référence en termes de graphismes et de monde ouvert. Après avoir passé 2h30 devant le jeu, le titre de Rockstar nous a donné une seule envie : d’être déjà le 26 octobre pour découvrir cette pépite dans son intégralité.