Découvertes MiNT : La renaissance d’Ébbène et The Synd

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Ph. The Synd

On vit la vie à pile ou face! Une semaine après la rentrée: la fausse légèreté des textes d’Ébbène face au rock le plus assumé d’un groupe liégeois rebaptisé The Synd.

Ébbène – Barcelone

Barcelone n’est pas une nouveauté stricto sensu. Ce titre a déjà roulé sa bosse sur scène, mais a soudain disparu des terres internet l’été dernier pour mieux revenir, revisité et corrigé, le 7 septembre dernier. Il fallait sans doute faire renaître le personnage, sa musique, son génie. Peut-être simplement gommer un faux départ.

Ébbène est une aventure belge. Celle d’un garçon qui croit aux pouvoirs du récit. Il habille ses textes de folk. Et comme ses textes parlent de notre quotidien sans en faire des tonnes, ils nous touchent naturellement. Il dit: «Tout le monde ne fait rien comme personne. Et tout le monde a vu Barcelone.»

Ph. Ébbène

Le label qui mise sur ses jeunes épaules le situe entre Jacques Brel et dEUS, mais cela ne veut à peu près rien dire. On y ajouterait volontiers Dominique A et Raphaël au milieu des cahiers au feu. Sa musique, on a déjà l’impression de la connaître par cœur. Le clip nous livre Ébbène dans des vêtements sombres, de dos, marchant dans des rues abîmées, sans jamais nous présenter son visage. On le suivra volontiers. Cette fois est la bonne. La preuve: il fera la première partie de la désormais incontournable Clara Luciani à Liège, Tournai et à Bruxelles. Il sera, quelques jours avant ces opening acts-là, aux Beautés Soniques à Namur, le 25 octobre.

The Synd – Confess My Sweet

Il y a 10 ans, ils avaient pour nom de code ‘Bleeding Hearts Syndicate’. Les Liégeois ont produit leur première démo en 2009 et l’album Different Us a cela de particulier qu’il a été financé en partie par les bons soins du crowdfunding. Désormais connus sous le nom The Synd depuis 2015, les Liégeois se préparent à une release party avec nervosité. Elle aura lieu au Centre Culturel de Jupille le 3 novembre. Ils se produiront également d’ici là à Rock Nation début octobre, à Namur puis à Ittre.

Sébastien Mentior, le bassiste, nous explique que l’album «explore plusieurs facettes de leurs personnalités (d’où le titre Different Us), avec des styles parfois très différents.» Un monde en effet entre In My Car, 1’56 de rock furieux, puis Confess My Sweet, une longue route d’Amérique de plus de 6 minutes.

(Studio) The boys won't let you down, TheSynd!

Petit cadeau d'après la fiesta. Une petite video d'un enrgistrement avec le morceau en version mixée. (Ndlr: Pour des raisons de droits d'auteurs prescrites par l'auteur, ainsi que des motifs egoïstes, égocentriques et exclusifs, les autres membres aux noms d'emprunt de monsieur D. (Homme d'une quarantaine d'année vivant dans les ardennes et avec des cheveux blancs) Monsieur B. (Italo belge de 40 ans originaire de Crisnée et jouant pour des groupes de blues americano belges) Ainsi que Monsieur S. (Homme d'orgine inconnue, ayant un penchant pour les arts décalés) n'ont pas été filmés dans cette vidéo. Merci de signaler tout abus aux services de répression de l'image. C'est aussi grâce à ce service que l'album prend beaucoup de temps (et pan dans la g..) ne l'oublions pas lolll 😉 Mais sinon, partagez hein, c'est pour rire :p

Posted by The Synd on Sunday, June 17, 2018

Si leur site n’est pas tout à fait à jour, Sébastien plaide coupable et nous rassure. Le travail acharné mené ces derniers mois n’est pas terminé. Jusqu’à la release party, tout reste totalement artisanal sur la forme. Mais dans le fond, l’écoute de l’album sur Bandcamp suffit à se convaincre que le temps a fait son œuvre, mention vachement bien: thesynd.bandcamp.com/releases.

La découverte musicale, du lundi au vendredi à 10h30 et à 18h30 sur MiNT.