Les dessous cachés de l’assurance smartphone

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La souscription a une assurance complémentaire n’est pas toujours une solution rentable. Les exceptions rendent le remboursement souvent compliqué lors d’un dommage ou d’un vol comme l’explique Test-Achats.

L’achat d’un nouveau smartphone représente bien souvent un investissement très coûteux. Pour éviter de se retrouver dans l’embarras en cas de vol ou de casse, la souscription à une protection complémentaire peut se vouloir rassurante.

Et pourtant, faire le choix de prendre une assurance spéciale n’est pas véritablement une bonne idée comme l’explique Test-Achats.

À la suite de nombreuses plaintes de consommateurs, l’association de consommateurs a passé au crible les neuf assurances principales pour smartphones. Selon un projet de loi récemment approuvé, lorsqu’un acheteur propose une assurance de plus de 200 €, il est tenu d’en expliquer les conditions à l’acheteur.

Mais dans les faits une assurance pour smartphone revient bien moins cher et nombreux sont donc les vendeurs qui ne connaissent pas véritablement la liste des exclusions très spécifiques de leur produit d’assurance.

Attention aux exceptions

Selon les assurances, seuls les « dégâts » considérés comme « accidentels » découlant d’un événement « soudain, externe et imprévisible » indépendant de la volonté de l’utilisateur sont pris en charge.

Pour de nombreuses assurances, les chutes accidentelles ou un écran cassé ne sont donc pas couverts dans le cas où l’appareil est toujours utilisable. Ces cas sont d’ailleurs considérés comme une « négligence » de la part de l’utilisateur tout comme certaines situations de vol.

En effet, de nombreux assureurs refuseront d’intervenir si l’appareil a été laissé sans surveillance et à portée de main des voleurs. Cependant, dans le cas où l’assurance vol est fonctionnelle, un forfait pourra être administré pour l’utilisation frauduleuse de l’appareil.

La perte du smartphone est quant à elle totalement exclue de toute intervention tout comme c’est le cas pour les accessoires.

Des solutions restreintes

La prime d’assurance est souvent fixée selon le prix d’achat de l’appareil mais les conditions auxquelles doit satisfaire votre appareil diffèrent d’un assureur à l’autre.

Même si l’assurance spéciale pour smartphones ne semble a priori pas obligatoire, Test-Achats rajoute qu’il n’existe pas de solutions alternatives pour le moment.

Si vous ne souhaitez pas souscrire à l’une d’entre elles, sachez que certaines assurances habitation proposent des garanties en option. Vous bénéficiez également de la garantie d’usine pendant deux ans, qui couvre généralement les dysfonctionnements internes de l’appareil.

Plus d’informations sur www.test-achats.be/hightech/gsm et www.test-achats.be/connect