Test : Spider-Man – Que vaut la nouvelle exclusivité PS4 ?

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La saga Batman Arkham a déjà prouvé que jeu vidéo et super-héros pouvaient faire bon ménage. Après l’homme chauve-souris, c’est au tour de l’homme-araignée de tisser sa toile. Exclusivité PS4, Spider-Man est-il le jeu de cette rentrée 2018 ?  Réponse dans notre test.

Ça y est, la rentrée 2018 a bel et bien commencé. Si elle est pour beaucoup d’entre vous synonyme de retour au travail ou à l’école, elle est pour de nombreux joueurs synonyme d’avalanche de sorties. Développé par Insomniac Games, Spider-Man ouvre le bal. Le super-héros de Marvel fait ainsi son grand retour vidéoludique, exclusivement sur PS4.

Viens donc chez Spidey

Direction New York pour incarner Peter Parker. Spider-Man mise sur la liberté puisqu’on peut directement explorer l’ensemble de Manhattan en se balançant à toute vitesse entre les gratte-ciel grâce à ses toiles d’araignée. Entre la beauté offerte par les panoramas et les sensations de vitesse et de liberté, les premières impressions sont excellentes. Sur la version PS4 Pro que nous avons testée, les graphismes étaient réussis, sans pour autant faire de Spider-Man le jeu le plus beau de l’année. On notera également la présence de quelques bugs graphiques et techniques. Ils ne sont pas bien méchants et ils devraient être corrigés par le patch day one disponible le jour de la sortie, ce 7 septembre, mais les dernières grosses productions Sony ne nous avaient toutefois pas habitués à ça.

Du côté de l’open world, ne vous attendez pas à retrouver une reproduction parfaite de la Grosse Pomme. Le New York de Spider-Man est un mélange entre une dizaine de monuments réels comme une réplique le One World Trade Center, le Chrysler Building ou le bâtiment de l’ONU, et des lieux fictifs comme la tour des Avengers. N’espérez pas non plus un monde ouvert à la GTA. Homme-araignée oblige, le jeu joue beaucoup sur la verticalité. Mais force est de constater qu’au sol comme sur les toits, il ne se passe pas grand-chose de passionnant. Il n’y a pas la possibilité de se déplacer avec des véhicules (normal quand on est Spider-Man me direz-vous ! Pourtant il peut prendre le métro lors de ses déplacements rapides) ni d’entrer à l’intérieur des bâtiments en dehors de certaines missions. On regrettera le manque d’authenticité du monde créé par le studio américain.

Il y manque quelque chose pour que la magie opère vraiment. Par exemple, dans la rue, les habitants n’ont aucune interaction entre eux.  Enfin, contrairement à d’autres open world, le monde proposé n’est pas très grand. Traverser Manhattan du nord au sud (6 km environ) ne prend que quelques minutes en se balançant entre les gratte-ciel. Et à l’heure actuelle, il est impossible d’aller au-delà du pont de Brooklyn ou de s’approcher de la Statue de Liberté que l’on voit au loin. Peut-être que les trois DLC déjà prévus agrandiront l’aire de jeu.

Les multiples visages de Spider-Man

Mais Spider-Man sur PS4 est avant tout une aventure solo portée par un scénario original, non inspiré des films. On retrouve le jeune Peter Parker dans sa double vie, en l’incarnant aussi bien en tant que laborantin que dans son costume de justicier. L’aventure se veut très cinématographique. Le rythme, les nombreuses cinématiques et la qualité du scénario donnent vraiment l’impression de participer à un film de super-héros. Le jeu est d’ailleurs très fidèle à l’esprit de l’œuvre originale. Loin de la noirceur d’un Batman, l’humour est omniprésent dans Spider-Man.

Les combats sont au cœur de Spider-Man avec un système proche de ce que proposaient les Batman Arkham. Dynamiques, ils laissent une grande liberté d’approche et de mouvement au joueur. On peut ainsi miser sur la discrétion en optant pour des éliminations en hauteur ou en tendant des pièges aux ennemis, tout comme on peut plonger au cœur de l’action et multiplier les combos dans des combats au corps à corps. Enfin, Spidey peut également compter sur une petite dizaine de gadgets à débloquer et à améliorer au fil de l’aventure. Spider-Man mélange les genres avec de l’action, de l’exploration, de l’infiltration mais aussi de la résolution d’énigmes et des puzzles. À notre plus grand regret, les développeurs ont également intégré des QTE, ces scènes qui consistent à appuyer le plus rapidement possible sur la touche qui s’affiche à l’écran et qui n’ont pas grand intérêt.

Métro, boulot, héros

Entre les missions de la trame principale, les activités sont nombreuses. Spidey peut par exemple répondre aux appels de la police et lutter contre le crime en intervenant lors de braquages ou d’enlèvements. Il peut aussi partir à la recherche de la cinquantaine de sac à dos cachés dans New York, prendre des photos des monuments célèbres ou encore se transformer en écologiste en contrôlant la pollution de l’air ou en dépolluant l’océan. Ces activités annexes permettent de débloquer des « jetons » qui peuvent être utilisés pour acheter des gadgets, des améliorations et surtout des nouveaux costumes. Les fans de Spider-Man seront heureux de pouvoir débloquer une vingtaine de tenues, dont certaines sont très étonnantes et débloquent également des capacités spéciales.

Tous ces éléments de personnalisation sont les bienvenus mais on regrette néanmoins la grande répétitivité de ces activités annexes. Si la routine peut vite se faire ressentir dans le monde ouvert, ce n’est heureusement pas le cas dans l’aventure principale. Sans trop vous en dévoiler, sachez que vous serez même amené à incarner, le temps de quelques missions, deux autres personnages que Spider-Man. Enfin, il dispose d’une durée de vie à la hauteur. Prévoyez 15 bonnes heures de jeu pour terminer le scénario principal et près de 30h pour atteindre le 100 %.

Les promesses de Spider-Man étaient grandes. Le jeu d’Insomniac Game n’est pourtant ni le jeu de l’année, ni le jeu de la rentrée et reste un cran en-dessous de la qualité d’autres exclusivités PlayStation comme Uncharted 4, God of War ou encore Horizon Zero Dawn. Ce Spider-Man sur PS4 n’en reste pas moins un bon divertissement et un très bon jeu de super-héros qui tiendra en haleine les fans de l’homme-araignée pendant une vingtaine d’heures.

Découvrez la présentation de l’univers de Spider-Man :

REVIEW OVERVIEW
Marvel's Spider-Man
SOURCEThomas Wallemacq