La playlist post-Pukkelpop

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Belga

Pukkelpop 2018, c’est fini! Mauvaise nouvelle pour ceux et celles qui doivent retourner à la vie sérieuse – bureau ou études – et bonne nouvelle pour ceux et celles qui, le cœur gros, n’ont pas pu s’y rendre. La playlist post-Pukkelpop ci-dessous en reprend les points forts pour les deux camps.

1. Coely


Morceau: «Don’t care»
Votre gueule de bois Pukkelpop hante encore votre chambre après deux jours? Dans ce cas, ce morceau est la bande son idéale pour arriver à la fin de la journée. À jouer quand votre réveil sonne, votre maman inquiète vous appelle ou votre patron vous tombe dessus avec un boulot ch… L’Anversoise Coely a mis sur orbite le Dance Hall le premier jour officieux du festival avec la même facilité que nous mettons, vous et moi, à nous brosser les dents. C’est ici que notre manque de sommeil a entamé son calvaire de quatre jours, et nous n’aurions pas voulu le faire autrement.

2. Dua Lipa


Morceau: «One kiss»
Elle était grippée, a semblé chanter en playback à plusieurs reprises et n’atteignait pas toutes les notes qu’elle a l’habitude de chanter, mais tout le monde s’en fichait. Le public se régalait des beats, des danses sexy et de lui-même. Le morceau «One kiss» a même été repris deux fois sur la Main Stage: la première fois pendant ce concert et la seconde pour marquer de façon festive et résolue la fin du festival pendant le feu d’artifice annuel.

3. Trixie Whitley

Morceau: «Heartbeat»
«You ain’t got nothing on me», chantait Trixie Whitley au Marquee. Et elle avait plus que raison: pendant tout le concert nous avons eu le souffle coupé (façon de parler, nous respirons encore) en écoutant les virages vocaux dans lesquels la frêle chanteuse se faufilait apparemment sans la moindre difficulté. On attend donc avec impatience son troisième LP, dont «Heartbeat» est tiré en avant-première.

4. Rhye


Morceau: «The Fall»
Quand des gars inconnus vêtus de sweaters minables et portant des traces manifestes de transpiration et de boisson nous supplient d’une voix rauque de faire l’amour, en général on leur tourne le dos et on décampe. Mais pas quand l’inconnu en question s’appelle Mike Milosh et propose sur la scène du Club une excellente version de «The Fall». Dans ce cas, vous vous tournez vers la personne à côté de vous, connue ou inconnue, et vous faites ce que cette voix rauque vous demande tout en jouissant en arrière-plan de ce que l’on peut décrire comme «l’un des meilleurs concerts de votre vie». Et c’est ainsi que l’on se fait des souvenirs aigres-doux pour repenser à des jours comme aujourd’hui.

5. Awesome tapes from Africa


Umoja – Take me high
Oscar and the Wolf ou Arcade Fire auraient pu aussi figurer ici, mais nous avons préféré l’atypique Awesome Tapes from Africa. Brian Shimkovitz, qui a émigré au Ghana, a un faible pour le disco, la soul et l’ethnopop africains, une passion qu’il partage en tant que DJ sous la bannière Awesome Tapes from Africa. Il propose toujours au public une série de classiques africains qui sont totalement inconnus sous nos contrées. Une recette qui fonctionne à merveille. Avec ses sonorités euphoriques, Brian Shimkovitz a créé avec son répertoire éclectique non seulement la grosse surprise du festival, mais aussi l’ambiance la plus décontractée. Ce qui est encore toujours l’essence même d’un festival pour de nombreux festivaliers.